World in Conflict-POSTMORTEM

World in Conflict
  • World in Conflict
  • 21 septembre 2007 (18 septembre 2007 aux Etats-Unis)
  • Vivendi Universal Games
  • Massive Entertainment
  • Stratégie
  • non
  • Win XP/ Vista, processeur 2 Ghz (2,2 sous Vista), 512 Mo de RAM (1 GB sous Vista), carte graphique 256 Mo, 9 Go d'espace libre sur le disque dur
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Description

World in Conflict sur PC est un jeu de stratégie dont l'action se déroule dans un passé alternatif, un passé qui voit la guerre froide se transformer en troisième guerre mondiale. A la tête de ses troupes, le joueur ne doit se concentrer que sur la manière d'aborder l'ennemi et de mener la bataille, la gestion de ressources n'étant pas véritablement au coeur de World in Conflict. Le titre propose en plus un mode multijoueur complet, jouable à 16.

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Après avoir enflammé notre futur et notre galaxie avec Ground Control, Massive Entertainment reprend les armes pour ensanglanter notre passé. Effroyable vision uchronique d'un monde rattrapé encore une fois par sa folie, World In Conflict transforme la guerre froide en Troisième Guerre mondiale, et le STR en film à grand spectacle.

Beaucoup de jeux ont joué d'un postulat similaire, de cette Guerre Froide qui deviendrait subitement aussi chaude que l'enfer, mais de tout ce petit monde, World In Conflict est probablement celui qui dépeint le mieux cette situation cauchemardesque. Dès les premières secondes, le bébé de Massive en impose. Monstrueusement beau, il fait pleuvoir un déluge d'obus sur le joueur imprudent. Les explosions titanesques secouent l'écran alors qu'on n'aura pas encore effleuré la souris. La fumée, aussi noire que le propos des développeurs, déroule ses longues volutes dans un ciel envahi de parachutistes et déchiré par les avions de chasse. Pour un peu, on se sentirait presque agressé par la poussière et l'odeur nauséabonde de la poudre et du sang. Car WiC, c'est d'abord une incroyable mise en scène qui vous plonge instantanément dans un monde au bord de l'apocalypse. Mais rapidement, le joueur sera contraint de s'extirper de sa contemplation béate pour venir rajouter un petit peu de chaos à ce tonitruant maelström.

Même si la tentation est grande, il serait très maladroit, voire même injuste, de réduire WiC à ses effets pyrotechniques, aussi réussis soient-ils. Certes, le jeu n'est pas particulièrement original en terme de gameplay. Oui, la plupart des mécanismes utilisés auront sans doute un air de déjà-vu pour l'amateur de jeux de stratégie, notamment pour qui aura déjà tâté de Ground Control. Oui, le scénario manichéen de son unique campagne n'évite pas quelques-uns des poncifs du genre. Mais le fait est que tous les éléments constitutifs du jeu sont si intelligemment amenés et si savamment liés entre eux que l'on ne peut que se laisser emporter dans la tourmente. Et c'est donc avec plaisir qu'on se retrouve plongé en 1989, alors que l'URSS déferle sur l'Europe et que les USA, en bons protecteurs du monde libre, décident bien entendu d'envoyer leurs troupes à la rescousse de ces nations empotées. Les communistes, fourbes comme dans tout jeu occidental qui se respecte, laissent les Américains entrer dans la bataille et s'enferrer dans une situation extrêmement chaotique avant de lancer leur véritable offensive sur Seattle.

Et c'est là que débute véritablement la campagne de WiC, même si quelques retours dans le passé nous feront également en découdre en France, en Norvège et en URSS. Mais dans aucun de ces cas il ne sera question d'amasser des ressources et de produire vos propres troupes et bâtiments. En effet, le jeu se focalise exclusivement sur les combats, les affrontements entre petits groupes d'unités ultra spécialisées. Attention, ce n'est pas à dire qu'on n'exercera pas de contrôle sur la nature des troupes placées sous notre commandement ou qu'il ne sera pas possible de se refaire après s'être fait joyeusement massacrer. Car en lieu et place du traditionnel compteur d'or, de minerai, de tibérium ou de choucroute, on découvre une sorte de porte-monnaie rempli de points d'armée, qui fonctionnent un peu à la manière des jeux de plateau type Warhammer. Ainsi, au début de la plupart des missions, on devra en passer par un menu de sélection des unités où chaque char, chaque escouade de fantassins, chaque hélico, chaque unité de réparation ou de soutien ne pourra être troqué que contre ces fameux points d'armée. Le coût de chaque unité découlant bien sûr de sa puissance. A vous donc, de vous forger un petit contingent capable de remplir votre objectif et de parer à toute éventualité. Un contingent qui dépassera rarement la dizaine d'unités.

Et lorsque vous perdez un de vos chars, les points qu'il représentait seront progressivement retransférés sur votre compte en banque, vous laissant en mesure d'en commander un autre et de le faire parachuter dans votre drop zone. Mais méfiez-vous, car la perte de temps qu'implique ce roulement pourrait très bien vous coûter la bataille. Sur le terrain, ce système apparaît comme redoutablement efficace tant il encourage à prendre soin de ses troupes, à placer ses chars de sorte à ce que leur blindage avant, plus résistant, encaisse le gros des tirs adverses. Les manoeuvres d'approche et le moindre échange de tirs revêtent alors une dimension tactique toute particulière, qu'il sera peut-être difficile d'appréhender dans les premiers temps. Enfin, ce système de points apparaît suffisamment souple pour ne pas trop pénaliser le joueur, puisqu'on ne se retrouvera jamais à court de troupes à envoyer au casse-pipe.

Vous l'avez sans doute déjà compris en visionnant les nombreuses vidéos qui ont accompagné la gestation du soft, WiC ne nous confie le commandement que d'un bataillon parmi d'autres. Alors que la plupart des jeux de stratégie (Supreme Commander en tête) font généralement du joueur une sorte de commandant omniscient capable d'interagir avec tout ce qui se trouve sur le champ de bataille. Dans WiC, on passera le plus clair de son temps à obéir aux ordres du commandement central alors que vos alliés mèneront leurs propres opérations sur un terrain qui peu à peu, se met à porter les stigmates des affrontements. La bataille fait donc constamment rage autour de vous et s'il sera possible de prêter main forte à vos collègues, on ne saura que trop vous conseiller de vous en tenir aux injonctions de votre commandant. La victoire n'est alors plus une question de destruction systématique de toutes les unités adverses, mais repose avant tout sur votre capacité à réaliser vos objectifs dans le temps imparti, jusqu'à recevoir de nouveaux ordres. Du coup, l'impression de participer à une véritable bataille est saisissante, et WiC, semble vraiment se donner des airs de jeu d'action.

D'une telle structure, scénarisée au possible et basée sur la prise de points de contrôles précis, découle inévitablement une certaine linéarité, mais la richesse du jeu n'en est pas moins présente à tous les instants. D'autant que le titre n'est pas avare en retournements de situations et en objectifs secondaires. Comment s'organiser pour défendre un village alors qu'une division blindée ennemie est sur le point de débarquer ? Et comment réagir lorsque le commandement m'intime l'ordre de faire taire l'artillerie ennemie alors que mes troupes sont déjà toutes engagées dans l'assaut d'une colline retranchée ? Ou comment parer à l'arrivée soudaine d'une patrouille d'hélicoptères ou de fantassins détenteurs d'armes antichars ? Comment investir une ville aux rues étroites ? Sans doute pas avec les chars me répondrez-vous rapidement après avoir passé quelques heures en compagnie du jeu. L'infanterie, que beaucoup de joueurs semblent pour l'instant délaisser sur le net se montre parfaitement adaptée aux combats urbains, puisque chaque escouade peut facilement se dissimuler dans un bâtiment. Quoi de plus grisant que de décimer une colonne de tanks à l'aide de deux escouades antichars placées en embuscade dans une rue apparemment déserte ? Pour vaincre, vous devrez donc compter sur votre réactivité, sur votre parfaite connaissance des armes à votre disposition, mais également sur les attaques spéciales propres à chaque unité. La plupart disposent en effet d'armes particulières adaptées à un type de cible précis. Les chars moyens tels le T-62 russe ou le M60A3 américain sont ainsi capables de lâcher ponctuellement un obus au phosphore contre l'infanterie ainsi que des fumigènes pour se dissimuler à la vue de l'ennemi. La gazelle de l'OTAN peut quant à elle lâcher un missile Mistral à intervalles réguliers, afin d'abattre une cible aérienne.

Le joueur disposera également d'un menu d'aides tactiques, qui fonctionne lui aussi sur un système de points. En gros, plus vous parvenez à martyriser les forces ennemies, plus vous engrangez des points tactiques, que vous pourrez ensuite dépenser dans un menu spécial. De là, vous pourrez commander du soutien ou des frappes d'appui : du parachutage de fantassins en passant par des raids au napalm, les barrages d'artillerie, les missiles tueurs de chars, jusqu'au Graal ultime : la bombe atomique. Il faudra néanmoins être attentif au temps de déploiement de chaque frappe afin de les placer le mieux possible sur des troupes en mouvement. Et c'est bien là toute la perversité des développeurs, qui récompensent l'agressivité (intelligente bien sûr) du joueur en lui fournissant toujours plus de moyens de destruction. L'escalade est grisante, et encore une fois, très bien amenée, même si en multijoueur, le nouveau venu sera très souvent rudoyé par les joueurs adeptes du raid éclair à l'hélicoptère.

Et parlons-en justement de ce multijoueur, puisque la plupart des joueurs en auront terminé avec la campagne et les parties personnalisées contre l'I.A. en 7 ou 8 heures. On vous recommandera d'ailleurs le mode Difficile si vous souhaitez profiter du jeu un peu plus longtemps dans votre coin. Sur le net, WiC met avant tout l'accent sur le travail d'équipe et vous impose de choisir votre classe avant chaque début de partie. Commanderez-vous un bataillon de blindés, une unité aérienne, de l'infanterie ou de soutien (qui comporte des unités de réparation, de la DCA et de l'artillerie) ? Ce choix conditionne bien évidemment le coût des unités disponibles. Ainsi, un spécialiste en soutien pourra certes s'acheter un hélicoptère, mais à un prix exubérant. Du coup, la victoire ne s'obtient qu'en tenant compte des alliés et de leur choix, et les loups solitaires auront tôt fait d'être balayés par une équipe équilibrée dont les membres se soutiennent mutuellement. Jouable à 16, proposant une infrastructure de qualité, et permettant à un joueur de rejoindre une partie à tout moment, WiC dispose de tous les arguments pour s'attirer la sympathie des stratèges avertis comme des néophytes.

Sans rien inventer, Massive Entertainment est parvenu à rassembler les meilleurs aspects des STR sur une seule et même galette. Beau, riche mais toujours accessible, World In Conflict nous en ferait presque aimer la guerre.

Testé par jeuxvideo.com

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Dernière mise à jour : il y a 3 semaines
Catégorie : Jeux PC
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