Wargame: Red Dragon (2014) PC

Wargame: Red Dragon
  • Wargame: Red Dragon
  • 17 avril 2014
  • Focus Home Interactive
  • Eugen Systems
  • Stratégie
  • jusqu'à 20 joueurs en ligne
  • Windows XP/Vista/7/8 ; Processeur AMD / Intel dual-core 2.5 GHZ ; 2 Go de RAM ; Carte graphique ATI Radeon X1800 GTO / Nvidia GeForce 7600 GT / Intel HD 3000 ; 20 Go d'espace disque disponible
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Description

Wargame : Red Dragon est un jeu de stratégie sur PC. Dans un contexte se déroulant entre 1975 et 1991 sur le continent asiatique, le joueur a accès à un total de 1472 troupes et de transports en tous genres pour surprendre ses adversaires sur terre ou sur la mer.

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Après European Escalation et AirLand Battle, la série Wargame s'est offert il y a peu un troisième épisode en autant d'années. Nommé Red Dragon, il entend cette fois-ci nous faire voyager vers l'Asie tout en apportant son lot de nouvelles unités. Parmi celles-ci les bateaux constituent sans doute la plus grosse feature de cet opus. Est-ce assez pour justifier un nouvel achat ?

Comme ses prédécesseurs, Red Dragon conte une guerre uchronique, c'est-à-dire une réécriture de l'histoire. Après l'Allemagne de la guerre froide et la Scandinavie, on découvre cette fois-ci 4 conflits se déroulant dans l'Asie du Nord-Est entre la fin des années 70 et le début des années 90. Cela va d'une seconde guerre de Corée, à l'attaque de la Chine par la Russie sur fond de conflit sino-vietnamien en passant par une invasion du Japon par l'URSS. En tout, ce sont donc 4 scénarios inédits qui font leur apparition avec chacun sa propre introduction vidéo présentant de manière très efficace le contexte d'époque sur fond d'images d'archives. Présentes dans les premiers épisodes puis étrangement absentes du second, ces vidéos effectuent donc là leur grand retour, et il s'agit d'une très bonne nouvelle.

Le déroulement de la campagne à proprement parler n'a pourtant pas radicalement changé depuis l'an dernier. On retrouve en effet une carte typée wargame servant une action au tour par tour à la Total War. Oubliez toutefois tout aspect gestion : le but est ici simplement de déplacer ses pions de région en région afin de submerger l'ennemi. Le recrutement s'effectue quant à lui grâce à des points dits politiques gagnés en petite quantité à chaque tour et qu'il convient d'utiliser efficacement pour constituer des forces de frappe suffisantes pour tenir sur tous les fronts simultanément. Lorsque des troupes des 2 camps se trouvent sur le même territoire, il est possible de lancer un affrontement se déroulant en plusieurs tours. Le but est alors d'éliminer l'armée ennemie à l'usure puisque les zones stratégiques capturées sur le champ de bataille sont conservées d'un tour sur l'autre. Le moral de chaque unité évolue aussi grandement à chaque conflit jusqu'à ce qu'elle se retrouve dans l'incapacité de battre en retraite et soit éliminée en cas de déroute. On doit ainsi progresser de jour en jour jusqu'à contrôler les zones qui constituent généralement les objectifs de missions. Mais sachez tout de même que pour cela il est grandement conseillé de ne pas simuler les batailles. En effet, même lorsqu'une victoire est courue d'avance avec des troupes bien plus nombreuses et puissantes que l'adversaire, une mauvaise surprise n'est jamais à exclure. Et quand l'équilibre des forces n'est que légèrement en votre faveur, vous pouvez compter sur une défaite quasi systématique. Si dans ce cas on peut comprendre qu'on nous incite à combattre, il est dommage qu'il soit obligatoire de prendre les commandes de chaque bataille, même de celles qui sont inintéressantes. Il y a toutefois une bonne nouvelle : on peut cette année sauvegarder la progression à tout moment et donc limiter l'impact d'une auto-résolution ridicule.

Si vous choisissez de combattre manuellement, vous retrouverez des batailles très proches de ce qui se faisait dans les épisodes précédents. En somme, il faut capturer des secteurs en y plaçant des unités de commandement, lesquels vous rapporteront des points nécessaires pour appeler des renforts. Infanterie, tanks, véhicules de reconnaissance, avions, hélicoptères, camions de ravitaillement nécessaires pour apporter de l'essence et des munitions aux troupes sur le front, batteries antiaériennes... tous ont une utilité propre, des armes propres, et des efficacités variables contre chaque type d'ennemis. Pour l'emporter, il convient alors de connaître par cœur les forces et faiblesses de chacune des 1.472 unités. Oui, vous avez bien lu ! En comparaison, les 828 de AirLand Battle paraissent presque ridicules. Mais d'où viennent toutes ces nouvelles unités ? Eh bien tout d'abord de 5 factions asiatiques inédites, mais surtout de l'arrivée des bateaux. Il est donc désormais possible de passer par la mer pour prendre l'ennemi par surprise en débarquant des troupes derrière ses lignes, ou tout simplement pour bombarder à bonne distance les côtes. Il ne s'agit peut-être pas de LA fonctionnalité qui va révolutionner le gameplay, mais la dimension stratégique n'en reste pas moins intéressante. Cela est d'autant plus vrai que les maps incorporent désormais des surfaces plus ou moins importantes d'eau afin de multiplier les approches. D'ailleurs en parlant des maps, sachez qu'elles gagnent aussi en diversité (du moins visuelle) avec la possibilité de se battre dans des déserts, des jungles ou encore des montagnes arides, sans pour autant perdre le niveau de détails qui a fait le succès de la série depuis ses débuts. Il sera sans doute bientôt nécessaire de changer de moteur graphique, mais pour l'heure, il n'y a pas grand-chose à redire, d'autant que la version disponible day 1 est plus stable que l'an passé. On gagne aussi en quantité, puisque 34 maps sont au programme (contre 18 dans AirLand Battle) dont 12 comprenant des zones maritimes.

Dommage dans ces conditions que la plupart des défauts cités l'an passé n'aient pas été relevés. Vous me direz, en un an, il est compliqué de revoir complètement un jeu, et c'est peut-être là le plus gros problème de Wargame actuellement. Les développeurs fournissent tellement d'efforts pour proposer de nouvelles unités et maps qu'ils ne peuvent pas vraiment travailler sur le fond. Le pathfinding pose ainsi une nouvelle fois problème avec des unités qui vont systématiquement s'embourber ou pratiquer la déforestation intensive plutôt que d'emprunter des routes parfois situées à quelques mètres. D'autres choisissent aussi de franchir les rivières à la nage plutôt que d'emprunter un pont pourtant non gardé par l'ennemi. On perd ainsi un temps précieux qui peut s'avérer crucial dans l'obtention d'une zone disputée. Alors certes il existe un mode de déplacement rapide où les troupes n'empruntent que les routes et ponts, mais il est tout de même dommage qu'elles n'aient pas la présence d'esprit de décider d'elles-mêmes quelle voie est la meilleure. L'IA n'a pas non plus été bien améliorée et notamment son équilibrage. J'ai en effet refait le test de l'an passé en m'associant à 3 IA en niveau très difficile contre 4 IA en niveau facile. Le constat a malheureusement été le même : une défaite foudroyante explicable par le tempérament extrêmement prudent de l'IA en facile et du côté spammeur d'unité, sans aucune forme de logique, de l'IA en très difficile. Je me suis donc retrouvé large leader en points d'une équipe qui ne cessait d'envoyer des unités au casse-pipe sur une unité d'infanterie à nouveau surpuissante sous couvert. Croyez-moi, c'est rageant !

Mieux vaut alors se tourner vers le multi qui constitue de toute façon le cœur du jeu. S'il bénéficie évidemment de l'arrivée des nouvelles maps, et des bateaux, il faut noter qu'en 10 contre 10 il est malheureusement impossible d'en profiter, puisque la seule map suffisamment grande pour accueillir ces affrontements ne comprend pas d'eau. On en trouve toutefois dans les affrontements jusqu'à 4 contre 4, à condition évidemment que les unités navales soient activées, ce qui n'est pas toujours le cas puisque certains les trouvent mal équilibrées. D'ailleurs en parlant de ce point, l'OTAN semble aussi un poil supérieur aux troupes communistes et est souvent largement privilégié en ligne. Les derniers à rejoindre la partie sont alors contraints de choisir par défaut ce qui se traduit in-game par de nombreuses déconnexions ou autres rage quit non sanctionnés. Cela peut être extrêmement pénalisant lors de parties en équipe et nuit un peu au plaisir de jeu. Eugen Systems devrait sans doute chercher une forme de pénalisation à ce niveau. Bref, si Red Dragon reste un excellent jeu de stratégie, il n'est toujours pas parfait.

Testé par jeuxvideo.com

Statistiques du torrent

Sources : 52
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Téléchargements : 156
Dernière mise à jour : il y a 9 mois
Catégorie : Jeux PC
Taille : 10.24 GB

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