Stronghold 3-SKIDROW

Stronghold 3
  • Stronghold 3
  • 25 octobre 2011 (25 octobre 2011 aux Etats-Unis)
  • Southpeak Interactive
  • Firefly Studios
  • Stratégie
  • Jusqu'à 4 en ligne
  • Système d'exploitation Windows XP/Vista/7 ; Processeur Intel Core 2 Duo 2.0 Ghz ou AMD Athlon 64 X2 4000+ ; 2 Go de RAM ; Carte graphique nVidia GeForce 7900 ou ATI Radeon HD 2600 Pro avec 256 Mo de mémoire ; Carte son compatible avec DirectX 9.0c ; 5 Go d'espace libre sur le disque dur.
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Description

Stronghold 3 est un jeu de gestion et de stratégie en temps réel sur PC. Vous pouvez y participer à deux campagnes distinctes axées respectivement sur l'aspect militaire et économique. On peut donc y combattre le Loup ou bien participer à la reconstruction d'un village ruiné par la guerre. Il est également possible de revivre six sièges historiques et de participer à des batailles en ligne où quatre joueurs peuvent s'affronter.

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Autrefois véritable institution chez les fans de gestion et stratégie, Stronghold a depuis perdu de sa superbe. Plus de six ans après un deuxième épisode décevant, et après les interludes qu'ont été Crusader Extreme et Kingdoms, Firefly Studios remet le couvert et nous sert Stronghold 3. Ce nouvel opus nous arrive donc avec un but simple : redorer le blason d'une série qui en a cruellement besoin.

Paradoxalement, pour le renouveau de sa série, Firefly a choisi de rester dans le classique. On oublie donc les croisades et autres subtilités et on se concentre sur le Moyen Age profond qui a fait le succès du premier épisode. Stronghold 3 sera d'ailleurs largement inspiré de son illustre ancêtre, que ce soit sur le fond ou sur la forme. Ainsi, les graphismes du titre ne seront pas sans rappeler ceux du soft originel de par leur réalisation artistique (ce qui est appréciable), mais également de par leur retard conséquent. Si, bien évidemment, techniquement parlant, ce troisième opus est plus abouti que son modèle, il n'en demeure pas moins très en deçà des productions actuelles. Le soft fait ainsi à peine mieux que Stronghold 2, pourtant sorti en 2005. Si quelques effets de lumière et le rendu de l'eau ont été nettement améliorés, le tout reste très grossier. Les textures seront alors de piètre qualité et souvent appliquées assez sommairement. Il ne sera par exemple pas rare d'observer des carrés d'herbe qui empiètent sur les montagnes. Ajoutez à cela un clipping omniprésent et vous aurez un aperçu du soin qui a été apporté à l'ensemble.

Cette faiblesse ne serait pas un problème si le jeu n'était pas truffé de bugs en tous genres. Ainsi, les chevaliers, par exemple, seront quasiment incapables d'escalader des murailles et se retrouveront la plupart du temps coincés sous terre sans pouvoir bouger. Vous pourrez également observer des unités traverser des murs ou même voler ! Certaines fois, vos paysans pourront se figer et arrêter de travailler, vous obligeant à relancer la partie. Cependant, cela n'est rien en comparaison de la frustration que vous éprouverez lors des nombreux freezes qui sont à déplorer. L'absence de sauvegarde automatique ne fera alors qu’accroître votre contrariété et on ne saura que trop vous conseiller de le faire par vous-même très régulièrement. A noter, puisque nous sommes encore dans la présentation technique, qu'un cycle jour/nuit a fait son apparition, mais celui-ci n'apportera au final pas grand-chose. La bande-son sera quant à elle assez soignée bien que les bruitages des villes soient assez discrets et que certaines musiques soient directement tirées du premier opus.

Du côté des modes de jeu, Stronghold 3 se veut là encore un hommage au premier opus. Vous retrouverez ainsi deux campagnes distinctes : une militaire et une économique. La première vous opposera au Loup, méchant traditionnel qui n'a finalement pas été tué par le Garçon. On retrouvera également avec plaisir le Rat, le Pourceau, ou le Chacal, mais malheureusement, la pauvreté de la narration et l'absence de l'humour qui a pourtant fait le succès de la série vous sortiront rapidement de l'histoire. Vous enchaînerez donc, sans trop comprendre pourquoi, des missions plutôt redondantes qui tourneront pour la plupart autour d'attaques ou de défenses de forteresses. La campagne axée sur la gestion vous placera quant à elle dans un contexte post-guerre où vous devrez sortir de la pénombre pour reconstruire une grande civilisation. Vous serez ici souvent opposé à un chronomètre et les défis consisteront à amasser de grandes quantités de ressources ou à attirer de nombreux citoyens. En règle générale les différentes missions proposées par ces deux campagnes ne seront pas passionnantes, mais il faut avouer que la difficulté sera au rendez-vous. Il vous faudra alors être au sommet de votre forme pour voir le bout du titre, d'autant plus que les différents challenges vous demanderont un temps non négligeable. Il est simplement dommage qu'une campagne mêlant les deux types de parties n'ait pas été proposée afin d'alterner les plaisirs et ainsi casser la désagréable sensation de redondance.

Par ailleurs, vous pourrez revivre certains grands sièges de l'histoire. Six châteaux seront ainsi recréés, soi-disant fidèlement, et vous pourrez au choix attaquer ou défendre votre forteresse. Ce mode paraît de prime abord sympathique, mais il s'avère que la défense sera dans tous les cas clairement avantagée. Dommage lorsque l'on sait que l'on ne pourra revivre que des batailles ayant vu la victoire des assaillants. Il est également regrettable que rien ne nous explique le contexte du combat que l'on s'apprête à livrer. On continue notre petit tour des modes de jeu avec la Construction Libre qui vous permettra de bâtir votre village sans contraintes militaires. Malheureusement, seulement deux cartes relativement petites seront disponibles. A noter qu'il ne sera pas possible de prendre part à une Escarmouche, ce mode, pourtant présent dans la série depuis Crusader, sorti en 2002, étant tout simplement absent de Stronghold 3. L'éditeur de niveaux et de scénarios seront également inexistants et le titre sera au final bien pauvre en modes de jeu. Ce n'est pas non plus le multijoueur qui relèvera le niveau puisque celui-ci est assez anecdotique. On aura ainsi simplement la possibilité d'affronter jusqu'à trois autres joueurs sur les quatre maps proposées. Aucune statistique n'en ressortira, que ce soit un pourcentage de victoire ou un classement en ligne. On se bat ainsi sans aucune raison et ce mode ne devrait pas vous occuper très longtemps.

En termes de gameplay, le titre est là aussi très proche de ses prédécesseurs. On passera donc rapidement sur la gestion des ressources puisqu'il vous faudra encore une fois produire des matières premières (bois, pierre, fer...) afin de construire toujours plus de bâtiments, fortifications et armes. Parallèlement vous devrez extraire de la nourriture pour vos citoyens tout en prenant en compte leur bonheur. Pour cela, vous aurez à gérer le taux d'imposition, les rations, la distribution de bière, la fréquence des messes et la quantité de logements disponibles. Si cet indice est positif, vous gagnerez un paysan de plus à la fin d'un compte à rebours dont la valeur de départ sera fonction de votre popularité. Réciproquement, si celle-ci est négative, vous perdrez un citoyen. Rien de bien original donc, puisque ces mécanismes font les beaux jours de la série depuis le premier opus. On retrouvera même une liste de bâtiments similaire, mais il faut bien avouer que le plaisir est toujours là. Au final, seules trois nouveautés seront au programme. La première sera un système qui vous obligera à placer les maisons proche de votre centre-ville puisque celles-ci offriront une capacité de stockage supérieure dans ce cas. Ensuite, la renommée a été importée directement de Kingdoms et vous obligera à édifier des constructions inédites afin de récolter des produits de luxe et ainsi organiser des banquets. Enfin, des événements aléatoires ont fait leur apparition et certains phénomènes comme la pluie ou le mildiou feront baisser à la fois votre production et votre popularité, quand d'autres, tels les mariages ou le beau temps auront l'effet inverse. Cela ajoute un peu de dynamisme et prouve que le jeu n'est pas totalement dénué d'humour. En effet, on retrouvera certains anachronismes plutôt sympathiques, comme l'apparition de la maladie de la vache folle. Cependant, cela tranche avec l'aspect réaliste que veut désormais se donner le titre.

A noter que cette jouabilité est entachée de gros soucis d'ergonomie qui sont inadmissibles en 2011. Ainsi, il sera impossible de construire un bâtiment si un citoyen ou même une poule se promène sur l'emplacement souhaité. On aurait également aimé pouvoir obtenir des informations sur nos constructions, que ce soit leur rendement, le nombre d'ouvriers qui y travaillent, la distance à l’entrepôt, etc. Il aurait aussi été sympathique (et normal) de pouvoir vérifier si un édifice disposait des approvisionnements nécessaires pour fonctionner et d'avoir un petit descriptif de son utilité en passant la souris dessus. On pourra ici simplement désactiver la production d'un ou de tous les bâtiments du même type. Par ailleurs, la partie militaire souffre elle aussi de défauts peu acceptables. Ainsi, les différentes unités sont très mal équilibrées et les archers seront capables d'un véritable massacre. Les avantages géographiques sont pas, ou peu, pris en compte et l'IA ainsi que le pathfinding sont tout simplement catastrophiques. En effet, vos troupes pourront se faire attaquer et massacrer sans bouger si vous ne leur donnez pas l'ordre de se défendre. Vos paysans ne sont pas en reste et ne chercheront jamais à se cacher ni à fuir l'ennemi. Ceux-ci pourront même se précipiter sur les soldats adverses si leur prochaine tâche leur ordonne d'aller dans cette direction. Il est impossible de sonner une alerte et deux loups pourront alors ravager votre village en entier. Ajoutez à cela la propension de vos troupes à ne pas écouter ou comprendre vos ordres (notamment lorsqu'il s'agit d'escalader des murailles) et vous aurez une idée de la tâche qui vous attend.

A noter que fort heureusement, l'IA adverse n'est guère plus gâtée que la vôtre. On peut ainsi citer une anecdote intéressante. Lors d'un siège, un bélier s'est efforcé de détruire pendant plusieurs minutes une porte alors que les murailles autour de celle-ci étaient déjà détruites. Les pauvres soldats en avaient donc profité pour entrer dans le château et se sont retrouvés piégés dans une cour sans pouvoir progresser, faute d'engin de siège adapté. Pendant que notre malheureux bélier s'échinait en essayant de détruire la mauvaise porte, toute l'armée s'est retrouvée sous le feu nourri d'archers qui n'en demandaient pas tant. Ceci n'est malheureusement qu'un exemple parmi d'autres des nombreux errements de Stronghold 3 qui a visiblement été achevé trop rapidement. Celui-ci manque en effet cruellement de finitions et ne sera donc pas l'épisode qui rendra ses lettres de noblesse à une série autrefois en avance sur son temps mais qui commence aujourd'hui sérieusement à s’essouffler.

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Dernière mise à jour : il y a 11 mois
Catégorie : Jeux PC
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