Risen 2 Dark Waters-SKIDROW

Risen 2 : Dark Waters
  • Risen 2 : Dark Waters
  • 27 avril 2012
  • Deep Silver
  • Piranha Bytes
  • Jeu de Rôle
  • non
  • Windows XP, processeur dual core 2,1 GHz, 2 Go de RAM, carte graphique AMD HD3870 ou Nvidia 8800 GTX avec 512 Mo de RAM, 5,5 Go d'espace libre sur le disque dur
  • Ajouter une bande-annonce

Description

Risen 2 : Dark Waters est un jeu de rôle sur PC dans lequel vous incarnez à nouveau le héros sans nom dans sa lutte contre les Titans qui menacent le monde. Lancé sur les traces d'une arme mythique qui permettrait de les vaincre, il doit faire ses preuves comme pirate avant de pouvoir disposer de son propre navire. Le jeu permet de recruter plusieurs compagnons d'équipage et d'explorer plusieurs îles.

Afficher le test

Alors que les géniteurs de Gothic devraient prochainement récupérer les droits de leur série fétiche, ils nous gratifient dans l'attente d'un second épisode de Risen. En-dehors d'une incursion bienvenue dans l'univers de la flibuste, Risen 2 : Dark Waters perpétue fidèlement des mécaniques de jeu de rôle que nous sommes nombreux à apprécier. Mais se pourrait-il qu'à l'occasion de sa plus grosse production à ce jour en termes de budget, le studio allemand Piranha Bytes soit paradoxalement retombé dans ses travers ?

Bien qu'il ne soit pas nécessaire d'avoir joué au premier Risen pour comprendre et apprécier Dark Waters, l'histoire s'inscrit dans la continuité des événements survenus dix ans plus tôt sur l'île de Faranga. La victoire du héros sans nom sur le Titan de feu n'a pas empêché le réveil des autres forces élémentaires, qui ont déjà commencé à se manifester en dévastant certaines régions du monde. Devenu officier de l'Inquisition à Caldéra, une cité portuaire menacée par un Kraken qui en empêche l'approvisionnement, il se résigne à son triste sort en noyant son désespoir dans l'alcool. C'est une vieille connaissance, Patty, qui va lui redonner un peu d'espoir : elle lui apprend que son père, le Capitaine Barbe-d'Acier, a retrouvé la trace d'une arme mythique capable de terrasser n'importe quel monstre marin et de vaincre le Titan Mara. Débarqué incognito sur le comptoir de Tacarigua avec la bénédiction de l'Inquisition, le héros sans nom va se faire passer pour un pirate et s'efforcer de faire ses preuves afin de rejoindre l'équipage de Barbe-d'Acier.

Si la trame principale n'était pas le point fort de Risen premier du nom, elle se révèle ici plus agréable à suivre : plus mouvementée et mieux mise en scène, elle s'appuie sur des personnages intéressants et souvent bien croqués. Vous aurez bien entendu l'occasion de mettre votre sabre au service de causes plus ou moins nobles, qu'il s'agisse de l'Inquisition, des différentes factions de pirates ou encore d'une tribu indigène. Mais pendant la première moitié du jeu, la liberté n'est pas vraiment le maître mot tant Dark Waters suit un tout autre cap que son prédécesseur : il vous impose un parcours entre plusieurs îles – toutes moins vastes que Faranga – à visiter les unes après les autres. Ce n'est qu'après avoir récupéré un navire et recruté un équipage que vous aurez enfin l'occasion de voler de vos propres ailes, en retournant au besoin sur les îles déjà explorées. En gros, la progression de Risen 2 est l'inverse de celle du premier volet (qui se montrait de plus en plus dirigiste). A choisir, on préfère cette optique, dans laquelle le jeu donne l'impression de s'ouvrir. Mais il reste que l'univers, aussi morcelé que celui d'un Two Worlds II (et de surcroît moins varié), ne satisfera qu'à moitié les amateurs d'open worlds, bien que sa surface totale soit finalement plus importante que celle du premier Risen. Et si Piranha Bytes a réussi à préserver un parfait équilibre entre exploration, combats et interactions sociales, il faut attendre la fin du jeu pour évoluer dans une grande ville, qu'on aurait aimée plus dignement peuplée. Les quêtes annexes sont nombreuses et les interactions avec les PNJ, qui ont tous leur emploi du temps, toujours aussi riches, mais jamais on ne retrouve la densité d'intrigues qui animait Port-Faranga. L'expérience est donc moins intense, et l'ambiance un poil décevante, car plus proche des joyeux Pirates des Caraïbes que des crépusculaires Contrebandiers de Moonfleet.

Risen 2 se montre en revanche tout aussi gratifiant que son prédécesseur sur le plan du développement de votre personnage. Le système historique issu des Gothic a été légèrement retouché pour offrir davantage de souplesse, mais ses fondements n'ont pas changé. Chacun de vos exploits (exploration, quêtes, combats et accomplissements de toutes sortes) est l'occasion d'engranger des points de gloire, qui représentent votre expérience. Cette expérience ne vous permet plus de franchir des niveaux et de gagner des points d'apprentissage (ces deux notions ont disparu), mais peut être investie à tout moment pour améliorer l'un de vos domaines de compétences : lames, armes à feu, résistance, ruse et vaudou. Chacun de ces domaines est subdivisé en plusieurs talents (votre aptitude de ruse détermine par exemple votre score de tour pendable, de larcin et de langue de velours), que vous pouvez améliorer indépendamment les uns des autres par le biais de votre équipement, mais recouvre également une série de compétences précises (parade, riposte et coup puissant pour ce qui concerne l'escrime) que vous ne débloquerez qu'en vous offrant les services des entraîneurs dédiés. Sans doute plus complexe à appréhender mais moins rigide à l'usage, ce nouveau système ne renie aucunement le credo "Dis-moi qui tu aides, je te dirai qui tu es" si cher à Piranha Bytes. Il s'agit toujours de se rapprocher de certaines factions pour bénéficier de capacités exclusives tout en fermant la porte à d'autres. Ainsi, aider les Shaganumbi sur la Côte des Epées sera l'occasion de vous initier aux secrets de la magie vaudou, tandis que le ralliement à l'Inquisition vous permettra de bien mieux maîtriser les armes à feu. On apprécie également que les entraînements coûtent cher et confèrent à l'or accumulé une réelle valeur, là où on ne savait plus trop quoi en faire dans le premier Risen.

Si la refonte du système d'évolution du personnage était un pari risqué mais au final bien mis en œuvre, on n'en dira pas autant de celle des combats, qui constituait pourtant l'indéniable point fort du jeu précédent. Piranha Bytes a souhaité qu'ils retranscrivent le dynamisme et la technicité propres à l'escrime : c'est, à ce niveau, un échec total. Le lock automatique vous oriente face à votre adversaire sans que vous puissiez manœuvrer librement, l'esquive a disparu et les coups disponibles sont bien moins nombreux. Essayer de mener un combat de façon subtile revient trop souvent à s'en prendre plein la tronche, d'autant que vos ennemis semblent à la fois moins intelligents et plus agressifs. Résultat : vous finissez par matraquer le bouton gauche de la souris comme dans un hack'n slash. Au vu de la lourdeur de l'action, c'est encore la technique qui fonctionne le mieux. Seule la possibilité d'exécuter des coups pendables relève l'intérêt des combats. Décharge de pistolet, coup de pied bien placé, projection de sable dans les yeux... : les options en la matière sont aussi fun qu'originales. Même si la plupart sont soumises à un cooldown qui vous empêche d'en abuser, elles vous permettront bien souvent de prendre l'ascendant sur vos opposants. Les affrontements semblent très exigeants en début de jeu, mais on se rend vite compte que leur difficulté est artificielle. Construire un personnage taillé pour le combat permet de s'en tirer sans faire valoir aucun skill. Le problème est similaire concernant d'autres domaines qu'on aurait souhaité voir améliorés : un gros score de ruse permet toujours de réussir tous ses vols à la tire et d'ouvrir quasi automatiquement les coffres verrouillés, sans risque d'échec. Il y a bien un mini-jeu de crochetage consistant à débloquer des loquets dans un ordre précis, mais il reste aussi fastidieux qu'accessoire dans la mesure où il est impossible de casser la serrure.

Il ne faudrait pourtant pas croire que tous les ajouts de Risen 2 sont à jeter - loin de là ! Cette suite regorge même de bonnes idées qui lui confèrent un indéniable pouvoir de séduction. La plus marquante réside sans doute dans la magie vaudou, qui vous permet de confectionner des poupées destinées à posséder certains PNJ. Vous pouvez alors agir en leur nom en vous glissant directement dans leur peau. Un vrai bonheur, d'autant que c'est généralement l'occasion de quelques traits d'humour bien sentis. A côté de ça, vous retrouverez bien entendu des options d'artisanat plus classiques, permettant de fabriquer fusils, potions, etc. Si la possibilité de partir en expédition avec un des membres de votre équipage est bienvenue, sachez qu'une caractéristique de ruse élevée vous accordera la compagnie d'un singe dressé, capable de partir en reconnaissance, de se faufiler dans des passages étroits, d'activer des leviers ou encore de chaparder ce que vous voulez ! C'est, là encore, une idée réjouissante, d'autant que la recherche de trésors reste l'activité annexe la plus développée. Les différentes îles abondent de coffres enterrés dont l'emplacement vous est indiqué par des cartes, de temples oubliés où reposent de véritables richesses, ou encore d'artefacts légendaires que des lectures avisées vous permettront de retrouver. Comme dans un Zelda, vous êtes souvent incité à revenir dans des zones déjà explorées afin d'en percer tous les secrets. Mais restez prudent, car nombreux sont les pièges qui guettent les chasseurs de trésors imprudents : vous pourriez bien vous retrouver découpé ou empalé à la faveur d'un QTE loupé. Parfois intégrés dans les combats, ces derniers savent se faire discrets. Sachez enfin que Risen 2 propose quelques mini-jeux d'adresse plus ou moins réussis (le concours de beuverie est sympa, le tir sur cibles beaucoup moins).

Très complet, l'ensemble s'avèrerait somme toute très agréable à jouer si seulement Piranha Bytes n'était pas retombé dans ses travers en accouchant d'un aspect technique qui souffle le chaud et le froid. Les environnements du jeu sont certes magnifiques : sublimés par le cycle jour/nuit et les conditions météo, ils offrent des panoramas aussi grandioses que dépaysants. Mais une fois de plus, les protagonistes qui évoluent dans ce superbe décor souffrent d'une modélisation et d'une animation datées (sans parler de ces maudits sauts lunaires !). Et même si on y croise moins de clones, leurs visages sont très inégaux : certains sont relativement travaillés, un style légèrement cartoon à l'appui, mais d'autres sont vraiment hideux (les personnages féminins en particulier). Mais il y a pire : l'immersion visuelle est ternie par un clipping omniprésent et de nombreux bugs graphiques. Distance d'affichage à fond, certains éléments du décor apparaissent à 10 mètres du héros, des textures clignotent au loin, et il arrive même qu'une partie de la végétation rétrécisse à mesure qu'on s'en approche ! Le comble, c'est que la version review fournie par l'éditeur souffrait de grosses fuites mémoire sur les PC équipés de cartes NVIDIA, causant une chute progressive du framerate et poussant à relancer le programme au bout d'une vingtaine de minutes de jeu. On espère que ces problèmes seront résolus au plus vite par le biais d'un patch, au même titre que les bugs de progression qui entravent la résolution de certaines quêtes (un problème déjà présent sur le premier Risen). Voilà donc une nouvelle production Piranha Bytes trahie par sa finition, et s'il reste possible de faire abstraction de certains de ces écueils pour profiter pleinement du jeu, une impression de gâchis pourrait bien envahir ceux qui n'auront pas la patience de lui laisser cette chance. On attend maintenant avec méfiance la version console, récemment repoussée.

Testé par jeuxvideo.com

Statistiques du torrent

Sources : 195
Clients : 10
Téléchargements : 370
Dernière mise à jour : il y a 11 mois
Catégorie : Jeux PC
Taille : 6.44 GB

Hash du Torrent

24BF55AE6AC796F25F98C994A4F8903E3782DD8E

Liste des Trackers

http://announce.torrentsmd.com:6969/announce
http://exodus.desync.com/announce
http://torrent.gresille.org/announce
http://tracker.ex.ua/announce
http://tracker.torrentbay.to:6969/announce
udp://9.rarbg.com:2710/announce
udp://exodus.desync.com:6969/announce
udp://explodie.org:6969/announce
udp://ipv4.tracker.harry.lu:80/announce
udp://open.demonii.com:1337/announce
udp://tracker.1337x.org:80/announce
udp://tracker.btzoo.eu:80/announce
udp://tracker.coppersurfer.tk:6969/announce
udp://tracker.istole.it:80/announce
udp://tracker.openbittorrent.com:80/announce
udp://tracker.publicbt.com:80/announce
udp://tracker.publichd.eu:80/announce
udp://tracker4.piratux.com:6969/announce

Infopop
Ville