Rise of the Tomb Raider PROPER-CONSPIR4CY

Rise of the Tomb Raider

Description

Deuxième opus du reboot de la saga Tomb Raider, Rise of the Tomb Raider prend place quelques années après les événements du premier jeu où l'on retrouve l'héroïne plus mature et marquée par l'épopée qu'elle a traversée.

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Exclusivité temporaire Xbox One durant quelques mois, Rise of the Tomb Raider arrive sur PC dans une version très attendue par les fans de l’intrépide aventurière. En 2013 déjà, Crystal Dynamics avait réussi le pari de redémarrer les aventures de Lara Croft avec un reboot réussi sur de nombreux plans, dont celui de la technique. Présent dans la plupart des benchmarks hardware et confié au bon soins de Nixxes Software, Tomb Raider 2013 nous démontrait que les jeux multiplateforme n’étaient pas tous condamnés à des portages au rabais sur PC. En sera-t’il de même avec ce nouvel opus ? Réponse dans la mise à jour de notre test pour la sortie de la version PC.

Testée sur différentes configurations au sein de la rédaction, Rise of the Tomb Raider version PC atteint sans mal la qualité technique de son prédécesseur et la dépasse assez logiquement du fait de ses trois ans supplémentaires. La limitation à 30 images par seconde sur Xbox One n’est plus au goût du jour ici à condition bien entendu de disposer d’une configuration suffisante pour faire tourner le jeu. Une GTX 970 ou son équivalent AMD R9 290x sont en effet nécessaires pour afficher du 1080p en 60fps en réglages élevés ou très élevés. Il faudra par contre disposer d’une GTX 980ti ou d’une R9 Fury X pour afficher sans gros ralentissements du 2560x1440. Lancé sur une GTX 780, soit une carte supérieure à celle conseillée dans la configuration minimale requise, le jeu oscille entre 45 et 60 fps en limitant l’anti-aliasing à du FXAA et non à du SSAA (x2 ou x4). Sur une GTX 980, le moteur affiche sans broncher du 60 fps en réglage très élevés même si on note toutefois quelques saccades lors des transitions de zone. Ces saccades sont principalement l'effet direct d'une grande consommation en mémoire lorsque les textures du jeu sont réglées en mode "Très élevées". Quoi qu’il en soit, Rise of the Tomb Raider propose toujours suffisamment de réglages pour espérer tourner dans des conditions plus qu’honorable sur la plupart des configurations gamer actuelles.

Qualité des textures, filtrage anisotropique, occlusion ambiante (gérant le HBAO+ de Nvidia), effet de feuillages, les réglages graphiques autorisent toujours le changement à la volée et en plein jeu de la qualité globale d’affichage du jeu. Si la différence entre les presets élevés et très élevés se joue pour l’essentiel sur le niveau de détail, la densité de la végétation et la profondeur de champ du jeu, on note de façon logique un écart important à partir des réglages moyen, bas et minimum avec – comme présenté dans les captures d’écran ci-dessous – des différences notables dans la résolution des textures et la restitution des effets de lumière (absents en preset minimum).

Toujours animé par la volonté de rendre plus réaliste et virevoltante la chevelure de Lara, AMD propose un équivalent de sa technologie TressFX avec l’option PureHair. Avec trois niveaux de réglage (désactivée, activée et très élevée), PureHair permet aux chevelures des personnages du jeu d’adopter un rendu plus réaliste au prix d’une consommation plus importante en ressources. On aura en effet noté une chute de 2 à 10 images par seconde selon nos configurations, une option à décocher sur les PC modestes. Malgré le Nvidia dédié (361.75), la technologie PureHair provoque aussi quelques soucis d’éclairage et de reflets trop prononcés sur les cheveux des protagonistes altérant les couleurs naturelles de la tignasse de Lara dans les endroits sombres.

Pour le reste, cette version PC se montre stable, rapide à lancer et toujours très adaptée au combo clavier souris. Plus ouvert que son prédécesseur, Rise of the Tomb Raider se montre techniquement moins impressionnant sur ses grands espaces que dans ses phases plus confinées où les jeux d’éclairage sont la plupart du temps mieux maîtrisés. La plupart du temps car les transitions de luminosité génèrent parfois quelques problèmes de contraste dans les environnements très sombres. On aura aussi noté un scintillement prononcé des décors enneigés accompagné d'une végétation un brin aliasée lorsque trop dense à l'écran. Toutefois la distance d'affichage supérieure, la qualité des textures, et la tesselation hardware de cette version PC en font une adaptation solide et très agréable à l'oeil. Pas de casse à signaler sous le ciel immaculé de la froide Sibérie.

En 2013 donc, Tomb Raider faisait son grand retour, grâce à un reboot orchestré de concert par Square Enix et Crystal Dynamics. Les joueurs, habitués à une Lara Croft sûre d'elle, impétueuse, et finalement presque sur-humaine, découvraient médusés les pérégrinations d'une jeune adulte soudainement confrontée à la violence du monde, et à la barbarie des hommes. La Lara Croft façon 2013 morflait méchamment, sans doute trop d'ailleurs, jusqu'à se changer petit à petit en déesse vengeresse, nettement plus combative après des heures de jeu... et de torture. Voir cette icône "rabaissée" au rang de simple mortelle, d'un vulnérabilité et d'une fragilité en fait très humaine, avait créé un véritable choc. Pourtant ce parti-pris avait plu et Tomb Raider fut un succès. Une suite était donc à prévoir, mais il fallait s'attendre à vivre quelque chose de différent... La suite devait revenir sur certains des gros défauts de Tomb Raider, tandis qu'elle ne pourrait plus compter sur sa plus grande force : l'évolution du personnage central, au cours du jeu. Pourtant, avec Rise of the Tomb Raider, Crystal Dynamics réussit une seconde fois à nous scotcher à notre manette, avec une aventure trépidante et pleine d'action, de mystère et de magie.

Lara est donc de retour, bien déterminée à botter des fesses pour atteindre son objectif. Dans cette nouvelle aventure, elle s'engage dans une folle course-poursuite après un artefact source d'immortalité, une puissance qui attise la convoitise d'une secte chrétienne millénaire. Son voyage la conduira de Syrie jusqu'en Sibérie, où se déroulera l'essentiel de l'aventure. Si je préfère bien évidemment ne rien vous dire du scénario, je souhaiterais tout de même préciser que ce dernier n'est pas très recherché, sans pour autant que cela se ressente manette en main. La star du jeu, une fois de plus, c'est Lara : notre jeune archéologue a pris du galon et si l'épisode du Yamatai et des Solarii l'a visiblement marqué à vie, il lui a également permis de passer un cap. Lara est désormais beaucoup plus sûre d'elle, et on la surprend plusieurs fois dans le jeu à jurer, à insulter ses ennemis et à prendre des décisions radicales. Parce qu'elle ne fait pas que parler : ses capacités létales et sa volonté sont à la hauteur. Quelques troufions suréquipés font des misères aux gentils locaux ? Pas de soucis, Miss Croft s'y rend l'arme au poing et leur fait passer le sale quart d'heure qu'ils méritent.

On ne sent donc plus la fragilité qui la rendait si intéressante il y a deux ans, mais sa nouvelle assurance est toutefois tempérée par une certaine naïveté qui continue de lui jouer des tours. On prend plaisir à découvrir tout au long du jeu sa personnalité, si radicalement différente de ce que l'on savait de l'icône que l'on connaissait avant 2013. Le tout est rendu à la perfection par la modélisation de son visage, particulièrement expressif en toutes circonstances. Pour nous rappeler que malgré son évolution, elle reste une humaine comme les autres, son corps se recouvre régulièrement de coupures, éraflures et de sang, d'un réalisme glaçant. Bref clairement, l'intérêt principal du jeu, c'est cette nouvelle Lara Croft, et l'on aura à cœur de découvrir ce qui lui tombera sur le museau à chaque sortie de grotte, au prochain virage, à la moindre porte à ouvrir.

Si dans Tomb Raider, il était surtout question de survivre, de fuir le Yamatai tout en en apprenant plus sur la fameuse Reine Himiko et ses Gardes Tempêtes, Rise of The Tomb Raider suit lui un chemin beaucoup plus classique pour la série. Il s'agit ici de chercher un item aux pouvoirs miraculeux, en faisant en sorte de mettre la main dessus avant la bande d'affreux jojos qui serviront d'ennemis. Manichéen, Rise of the Tomb Raider ? Pas vraiment puisqu'en avançant dans le jeu, on se rend compte que les méchants ne sont peut-être pas tous si méchants, qu'ils doutent de leurs leaders, que les leaders doutent de leur hiérarchie. On comprend que les Trinitaires, qui se présentent sous la forme d'une secte chrétienne extrémiste, ont en fait un héritage immense, remontant au Moyen Age, à une époque où ils agissaient directement mais secrètement sous les ordres du Pape en personne. Et c'est tout Rise of the Tomb Raider qui nous fait voyager dans le passé, puisqu'à mesure que Lara progressera dans le jeu, elle en apprendra plus sur les Trinitaires mais surtout sur l'homme qu'ils cherchaient à éliminer, un mystérieux prophète qui aurait possédé la Source divine. Et bien entendu, c'est au joueur de faire l'effort de chercher des documents ou de vieilles fresques pour comprendre tout cela. Un mini-travail d'archéologie, en fin de compte, simple mais qui nous rappelle qu'avant d'être une porte-flingue, Lara est avant tout un rat de bibliothèque.

Un mystère millénaire, de l'ésotérisme et une touche de complotisme, voilà de quoi faire de ce Rise of the Tomb Raider un classique du genre. Trop classique peut-être ? Non car si le scénario reste finalement assez basique, le jeu prend le temps de fouiller le passé des forces en présence afin de maintenir éveillé l'intérêt du joueur. Et surtout, surtout, il dispose d'une mise en scène dans la lignée de ce que proposait le jeu précédent, et son modèle, la série des Uncharted. Explosions, avalanches, éboulements, glissement de terrain, tout arrive à la malheureuse archéologue qui bien souvent ne peut compter que sur son agilité et ses compétences nouvellement acquises pour s'en sortir. Toutefois, il est possible que certains joueurs pointent du doigt la présence de QTE et les scripts qui se déclenchent en pagaille, mais force est de constater que cela fonctionne à la perfection et que de bout en bout, on ne souhaite qu'une seule chose : savoir ce qu'il va se passer une fois le danger évité. Cela étant, le jeu reste relativement classique et de ce point de vue là, il devrait moins marquer les joueurs que le reboot, si diamétralement différent de ce que l'on connaissait de Tomb Raider jusque là.

Le premier Tomb Raider permettait de modifier et d'améliorer les armes de Lara. Cette fois-ci, le crafting va un peu plus loin et enrichit quelque peu l'expérience de jeu. Il faudra arpenter les différents niveaux pour amasser bois, tissus, peaux d'animaux, champignons et j'en passe pour bricoler des munitions spéciales, remplir son carquois ou simplement l'agrandir, lui ou les différentes cartouchières de notre jeune archéologue. S'il semblait assez superficiel dans le premier jeu, le craft impose ici une certaine patience, tout du moins dans les premières heures de l'aventure. Un ours vous barre la route ? Ne pensez pas l'abattre avec votre petit arc les rigolos : il faudra partir à la recherche de champignons vénéneux et d'autres composants pour créer des flèches empoisonnées, plus à même d'affaiblir le belliqueux ursidé. À termes, on débloquera de nouvelles compétences qui nous permettront de ramasser plus de stuff en faisant les poches de nos victimes, ou de repérer à l'écran les arbres, nids et caisses qui pourraient contenir plumes, branches et pièces mécaniques. Si au début on compte chacune des flèches que l'on tire, c'est moins le cas passé quelques heures de jeu. Ce qui est peut-être dommage, aussi je conseillerai de choisir intelligemment la façon dont vous dépenserez vos points de compétence.

Il est bien entendu toujours possible d'améliorer ses armes et l'on remarque que la chose est moins aisée que précédemment. Les pièces mécaniques, notamment, sont plus rares, ce qui vous demandera de choisir les améliorations à débloquer en fonction de ce qui pourrait bientôt vous tomber sur la mouille. Le choix n'est pas non plus cornélien puisqu'en étant patient et en jouant bien, vous ne devriez pas être trop limités. Cela vous demandera en revanche de bien regarder autour de vous et ne pas hésiter à explorer les zones accessibles.

C'est l'une des grosses critiques qu'avaient fait les fans de Tomb Raider au reboot : avant lui, Tomb Raider était un jeu typé action/aventure et il fallait résoudre des énigmes et explorer les niveaux que l'on traversait pour trouver clés, passages cachés, armes... S'il était possible de visiter quelques tombeaux et d'y résoudre de malins petits puzzles, reconnaissons que Tomb Raider version 2013 pouvait se jouer en ligne droite, rapprochant les aventures de Lara Croft de celles de Nathan Drake. Crystal Dynamics n'a pas fait la sourde oreille, et de fait, Rise of the Tomb Raider est plus "ouvert". Il existe désormais de nombreuses petites zones à explorer, et toutes regorgent de secrets qu'il vous faudra trouver. Parfois il suffit simplement de revenir sur ses pas pour utiliser un nouvel outil, parfois de repérer une fissure dans un mur. On comptera également plusieurs Tombeaux, mais également des grottes à explorer avec prudence : si la récompense est attirante, il faudra tout de même veiller aux quelques débris que l'on pourrait trouver sur le sol . Généralement, la présence d'os à même le sol est révélatrice : vous êtes peut-être entré dans la tanière d'un ours, ou d'une meute de loups ! Les tombeaux eux sont peut-être plus petits que dans le premier jeu, mais certains sont particulièrement sublimes. Tous apportent de la richesse au titre et une certaine variété. Conséquence : il y a toujours quelque chose à faire et l'on ne s'ennuie jamais.

Square Enix, Crystal Dynamics et Microsoft ont largement mis en avant l'une des nouvelles compétences de Lara, à savoir la maîtrise des langues mortes et étrangères, ainsi que la possibilité d'améliorer son niveau de traduction en trouvant dans le jeu des stèles, des vieux parchemins, etc. C'est finalement la seule vraie déception de ce Rise of the Tomb Raider, en ce qui me concerne. La mécanique est finalement assez grossière et ne diffère pas vraiment des quêtes à XP classique. Il faudra simplement trouver et lire un maximum de paperasse et de gravures pour voir ses niveaux de grec, de mongole et de russe augmenter, donnant ainsi la possibilité de lire des textes plus complexes, certains donnant des indications finalement peu utiles, comme l'emplacement de certains trésors. Rien de bien palpitant finalement, même si l'on apprécie la tentative de justifier et de prouver les compétences plus cérébrales de Lara.

Bref si l'on est encore loin d'un The Elder Scrolls dans lequel le monde est d'un gigantisme presque désespérant, Rise of the Tomb Raider propose tout de même une carte d'une forte belle taille et surtout bien remplie, que ce soit d'items à trouver, de grottes secrètes ou simplement de passages vers des zones de la carte que l'on pensait inatteignables. De quoi contenter les amateur d'exploration, en somme, et nous rappeler les plus belles heures de la série.

À sa sortie en 2013, Tomb Raider avait redéfini de nombreuses choses, à commencer par ses séquences d'action. Les gunfight étaient particulièrement nerveux et ce n'est pas ce nouveau jeu qui changera la donne. Surtout de désormais, notre Anglaise est capable de sprinter à volonté, et donc de mener la charge contre des ennemis parfois un peu cons, n'ayons pas peur de le dire. Les divers contres que l'on pourra acquérir via l'arbre de compétence se montrent particulièrement intéressants en jeu, notamment lorsqu'il s'agit de finir un ennemi à terre à coup de fusil à pompe. Le feeling avec les armes est excellent, et mitrailler les bidasses de base est franchement plaisant. Les choses se corsent avec les ennemis en armure, mais l'on apprend à utiliser roulade et contre pour trouver une ouverture et placer un méchant coup de piolet là où ça fait mal. Je conseillerais tout de même d'élever d'un cran la difficulté du jeu pour les amateurs de jeux un poil exigeants. Si Rise of the Tomb Raider n'est pas un jeu vraiment difficile, le mode de difficulté éponyme est peut-être trop généreux, et l'on ressentira plus de tension dans les niveaux de difficulté supérieur. Cela étant, par défaut le jeu permet de vivre une aventure fluide et extrêmement bien rythmée, que de trop nombreux « try again » pourraient perturber. À vous de choisir.

Côté exploration, on retrouve cette composante Metroid qui vous forcera à revenir de temps à autre en arrière, pour utiliser des outils nouvellement acquis et qui vous permettront d'accéder à de nouvelles zones. Dès le début du jeu, Lara est muni de deux piolets en métal et peut donc escalader les surfaces s'y prêtant. Mais l'on débloque ensuite un crochet pour ouvrir certaines portes, des flèches à planter et à escalader, un câble qui combiné à nos piolets fera un excellent grappin, et toujours la possibilité de créer des tyroliennes grâce à une flèche et de la corde. Dans de nombreuse séquences particulièrement intenses, il sera demandé au joueur de maîtriser chacun de ces outils pour passer rapidement de points en points, et sans se louper, au risque de se faire écraser sous un gros caillou (au hasard). Tout s'enchaîne avec fluidité et donne naissance à des scènes particulièrement spectaculaires, renvoyant le courageux Nathan Drake à ses études. Le bellâtre aura fort à faire pour nous en mettre plein la vue dans Uncharted 4, puisque Rise of the Tomb Raider n'a pas juste piqué la formule, il l'a carrément sublimé. Voilà qui fait rêver quant à l'avenir de ces deux franchises.

Les artistes du studio ne sont pas en reste, et afin que les graphistes ne s'attirent pas toute la gloire, ils ont produit un travail de grande qualité. Si Tomb Raider choquait par la violence de son univers, sale, sanguinolent et presque trop sombre pour la série, Rise of the Tomb Raider revient à quelque chose de plus classique, mais de tellement plus efficace. C'est un véritable voyage dans le temps que le joueur effectue en compagnie de Lara, sur les traces de ce fameux prophète. On visite bon nombre de temples et le gros de l'aventure, une fois passés les sombres goulags de l'époque soviétiques, se déroule donc dans les ruines d'une cité moyenâgeuse absolument somptueuse. Vous rappelez-vous les petits papillons que vous aviez senti dans le ventre, lorsque vous aviez vu pour la première fois des images d'Assassin's Creed, en 2007 (avant de vous rendre compte que le jeu est follement répétitif) ? Vous devriez les retrouver ici.

Statistiques du torrent

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il y a 3 semaines
Catégorie Jeux PC
Taille 31.22 GB

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