Pro Evolution Soccer 2011 FRENCH GERMAN-GENESIS

Pro Evolution Soccer 2011
  • Pro Evolution Soccer 2011
  • 30 septembre 2010(19 octobre 2010 aux Etats-Unis)
  • Konami
  • Konami
  • Sport
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Description

Jeu de simulation footballistique, Pro Evolution Soccer 2011 innove avec un nouveau système de passes manuelles ainsi que la possibilité d'associer des feintes à une combinaison de touches rapides. La licence intègre pour la première fois la Copa Libertadores.

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Pas lassé de passer plus ou moins à côté de son sujet depuis trois saisons, Konami insiste et compte bien prouver par les faits sa volonté de redonner à la série PES un aspect simulation qu'elle a perdu à l'arrivée des consoles nouvelle génération. Un discours résolument optimiste qui permet aux joueurs de penser que cette fois, le développeur japonais a réussi à rectifier le tir sans pour autant renier la nature de son jeu de foot.

Lors de nos deux premiers contacts avec PES 2011, à l'E3 puis à la gamescom, nous étions ressortis plutôt enthousiastes quant à la capacité de Konami à proposer un titre plus équilibré que ces dernières années. Notre avis n'a pas connu de bouleversement et il est évident que cet opus est un cran au-dessus de son aîné. Sans tirer un trait sur ce qui a été fait depuis Pro Evolution Soccer 6 sur 360, les équipes de Seabass se sont affairées à stabiliser le gameplay pour faire en sorte qu'il n'ait plus ce côté bourrin et arcade qui a tant déplu récemment. Les nets progrès constatés l'année dernière n'ont pour autant pas pesé bien lourd dans l'orientation de PES 2011, résolument différent, résolument nouveau. Bien que l'on ne retrouve pas encore l'homogénéité des titres qui ont fait l'âge d'or de la franchise, force est de constater que l'on se rapproche de leur mentalité et surtout de leur rythme qui impose au joueur de construire des attaques placées avec une certaine patience. Jackpot puisque c'est précisément ce que les joueurs souhaitaient mais étrangement, PES 2011 souffre d'un paradoxe inédit dans l'histoire des simulations de foot. En effet, les 20 derniers mètres ne répondent plus à cette logique de réalisme quasi hardcore au point qu'on a l'impression que toute l'assistance retirée à la construction du jeu a été recyclée pour nous aider à enfiler les buts...

Il suffit de deux passes pour être rassuré par la nouvelle physique de balle dont jouit PES. Fini les ballons de plage qui pénètrent l'air comme des boulets sur quelques mètres avant de planer inexplicablement jusqu'à leur destination. Le cuir est plus lourd et lui donner de l'effet ne tient plus du prodige. Certes, le ballon a toujours tendance à quitter un peu prématurément les pieds des joueurs telle une furie mais l'ensemble de ses réactions est désormais beaucoup plus crédible et cohérent. Du coup, la construction du jeu ne ressemble plus à une partie de ping-pong, d'autant qu'un tout nouveau système de passes fait son apparition. Les dosages automatiques sont du passé, cette fois, le joueur a tout le contrôle sur ses transmissions de balle. Ou presque. Si Konami a fait la promo de ces passes manuelles en insistant sur la liberté qu'elles offrent au joueur, on constate quelques limites, notamment liées à la direction des passes. Le système n'est au final pas si manuel que ça et pire, il arrive que la transmission saute un joueur, sans que l'utilisateur ne l'ait souhaité. Un problème que l'on constatait déjà dans la version preview mais à bien plus grande échelle. Mais le mal n'est pas profond, il s'agit simplement d'un détail. On parlera donc plutôt de passes semi-manuelles dont la direction est un peu trop assistée. Dans tous les cas et bien que perfectible, ce système change à peu près tout dans PES et permet une construction beaucoup plus variée des actions même si l'on prend vite de mauvaises habitudes qui finissent par stéréotyper notre manière de jouer. Il aurait pu être bien meilleur encore si les joueurs déclenchaient beaucoup plus d'appels, franchement insuffisants à notre goût.

La lenteur retrouvée du jeu a une conséquence directe : le retour des tricoteurs. Bien qu'un bon jeu de passes puisse permettre de faire la différence, rien de tel qu'un petit passement de jambes bien placé pour éliminer un adversaire direct. Si certains titres comme FIFA n'ont toujours pas trouvé comment rendre crédibles, utiles mais pas cheatés les gestes techniques, PES 2011 y est parvenu magistralement et d'un seul coup. Les menus permettent au joueur d'associer à chaque direction du stick analogique droit un type de dribble. De fait, en orientant ce stick à droite, à gauche, en bas ou en haut, il peut déclencher un passement de jambes, une feinte de corps, une roulette, une Matthews ou une talonnade parmi près de 30 gestes techniques. Konami est parvenu à implémenter ce mécanisme sans déséquilibrer le gameplay car nous ne sommes pas tentés de faire appel à ces raccourcis avec n'importe qui. Il est évident que si vous essayez de dribbler deux attaquants qui font le pressing avec Sammy Traoré, c'est du suicide. Les joueurs plus à l'aise balle au pied et dont les caractéristiques comptent une carte de dribbleur eux, seront très à l'aise avec cette fonction. Imposé naturellement par la solidité et l'homogénéité des défenses, le jeu dans de petits espaces est un régal en utilisant ces quelques gestes, sans pour autant en abuser. Certains sont plus utiles à l'arrêt, d'autres lorsque l'on est lancé. Toujours est-il qu'un jeu de foot où dribbler est utile mais à petite dose est une rareté sur le marché, a fortiori lorsque la gestion des contacts a été améliorée comme c'est le cas dans ce volet.

Cette ode au dribble est étroitement liée à l'impression que nous font les défenses. Pour le coup, les charnières centrales qui ouvrent l'espace telles des portes automatiques ne sont plus qu'un mauvais souvenir. Nous sommes passés d'un extrême à l'autre puisque désormais, l'axe des défenses est impénétrable ! Aidés par des latéraux plus occupés à jouer les stoppeurs bis, les défenseurs centraux ne laissent absolument rien passer, parfaitement regroupés qu'ils sont devant les 16 mètres 50. Enfin, on retrouve une base solide et des stoppeurs intelligents dans leurs déplacements. S'ils évitent de se livrer, ils savent intervenir au moment opportun. Malheureusement, cela a complètement déréglé le comportement des arrières latéraux qui désertent leur côté respectif. Évidemment, le joueur est tenté de passer systématiquement par les ailes, d'autant qu'en un contre un, les latéraux ont une fâcheuse tendance à ne jamais intervenir. Ils marquent l'attaquant sans mettre le pied, se contentant de le pousser jusqu'à la ligne des 6 mètres dans le but de l'isoler. Manque de bol, il est très simple de centrer dans PES, 99% de vos tentatives finiront dans la surface de réparation, que vous soyez en bout de course ou non, sur le bon ou sur le mauvais pied du joueur qui déborde, avec ou sans opposition. D'ailleurs, si la faille ultime des PES d'antan était le centre en retrait, celle de PES 2011 est le centre fort à ras de terre. Trois fois carré (ou trois fois X) devient l'arme fatale du joueur qui attaque. La passivité de l'arrière latéral qui est censé couvrir le second poteau permet quasi systématiquement de le devancer et de pousser la balle au fond des filets car le gardien n'aura même pas tenté de se coucher sur le cuir qui lui passe devant les yeux...

Les gardiens, parlons-en. Leur niveau est semblable à celui de PES 2010 avec sans doute le côté gaffeur en moins. Pourtant, trop souvent, ils contribuent à ce que le ballon finisse dans leurs buts, la faute à une sale manie de relâcher des frappes ou des têtes et surtout, à se placer un peu n'importe comment face au ballon, perpendiculairement à leur ligne de but. Un comportement étonnant, d'autant que ce défaut ne date pas de cet opus. En tout cas, ce que l'on ne pourra pas leur reprocher, c'est de rester impuissants face aux pruneaux qui les canardent 90 minutes durant. Comme nous le disions en début de test, le côté simulation tient en phase défensive et de construction mais au moment de conclure les actions, PES change de profil pour ressembler à un vrai jeu arcade. Les frappes sont surpuissantes et finissent trop souvent en pleine lucarne et ce, même si vous ne visiez pas ce côté du but à la base. Autrement dit, le joueur est très assisté dans ses frappes, ce qui réduit le plaisir de marquer, à moins d'opter pour la frappe placée et enroulée. Mais là aussi, il est très difficile de mettre le ballon où bon nous semble. Une petite pression suffit, à moins de 20 mètres, pour envoyer un missile sous la barre alors qu'au-delà de cette limite, les ballons planent et finissent leur course en tribune. Le paradoxe est donc total et suffit à lui seul à pourrir une partie du gameplay. Évidemment, cela permet d'inscrire des buts magnifiques mais est-ce vraiment ce que l'on demande à une simulation de foot ?

Tactiquement parlant, PES 2011 dispose d'encore plus d'armes que son prédécesseur. Ainsi, il a pu refaire son retard sur la concurrence et même la dépasser grâce à des outils aussi nombreux que variés. En plus de retrouver le fameux style d'équipe (qui consiste à paramétrer le degré de permutations, de pressing, la hauteur de la ligne défensive, la mentalité de l'équipe, etc.), on dispose d'une option de management détaillée qui insiste sur vos préférences en tant qu'entraîneur, de quoi donner un profil unique à l'équipe que vous jouez. Ainsi, si vous êtes adepte des montées des défenseurs centraux sur les coups de pied arrêtés, préférez jouer des contres rapides ou aimez faire tourner le ballon pour créer des attaques placées, une interface vous permet de valider ces choix et de leur accorder une importance mineure ou majeure selon votre style. Ceci est notamment très utile en Ligue des Masters lorsque l'on débute avec les joueurs de base et donc d'un petit niveau, afin de jouer sur les détails et remporter des matches plus rapidement. D'ailleurs, le mode en question a connu un léger lifting mais demeure très proche de son aîné. S'il est complet et progressif, on ne peut que regretter l'emploi de termes inappropriés qui pourraient dégoûter ceux qui débutent en LM ainsi qu'un système de transferts bordélique au possible. En souhaitant inclure les agents dans la négociation des contrats, Konami n'a finalement qu'alourdi le concept qui place le joueur dans une position hybride franchement désagréable.

L'autre mamelle de PES, le mode Vers une Légende, a lui aussi quelque peu changé. En plus de s'appuyer sur un background un peu plus soigné (bien que très kitsch avec un vestiaire comme décor et un coach qui blablate trois banalités autour d'un tableau...), il se veut plus complet et plus crédible que par le passé. La gestion de la carrière est totale (jusqu'à faire un point mensuel sur votre actif qui comprend le contrat de l'agent) et les consignes des coachs un peu plus précises. Toutefois, l'évaluation est aléatoire et peu en rapport avec les événements qui se sont déroulés pendant le matches, ce qui gâche franchement la recette. Le remplacement du joueur n'est pas toujours justifié et lorsqu'il l'est, il n'intervient pas nécessairement. Dommage car la variété des tactiques d'un même coach permet de trouver sa meilleure position sur le terrain et évite qu'une répétitivité tactique s'impose. Terminons avec un mot sur les licences du jeu. Une fois de plus, le contenu est relativement décevant et les effectifs pas à jour (attention, notre version nous a été envoyée un peu avant la clôture du marché estival). Cette année, la nouveauté, c'est la Copa Libertadores. Mais comme la Ligue des Champions, la licence est mal utilisée, sous-utilisée et au final, elle ne sert que de cache-misère pour le reste des championnats majeurs pas licenciés (comme la Premier League), en partie licenciés (la Liga) ou carrément absents (la Bundesliga).

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il y a 4 mois
Catégorie Jeux PC
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