Insurgency [MULTi][PCDVD][REVOLT]

Insurgency
  • Insurgency
  • 2007
  • inconnu
  • Insurgency Team
  • FPS
  • Oui
  • inconnue
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Description

Insurgency sur PC est un mod pour Half Life 2 vous plongeant en plein coeur de l'Irak dans le conflit qui oppose les Américains aux insurgés. Le jeu, exclusivement multijoueur, met l'accent sur la coopération des joueurs pour remplir les objectifs. Ainsi, il est probable qu'un joueur faisant cavalier seul se fasse vite tuer !

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En matière de FPS en ligne, les titres les plus populaires versent dans une jouabilité résolument arcade. Lassé par les enchaînements de rounds sur Counter Strike, Day of Defeat et autres Call of Duty, vous cherchez un jeu s'orientant vers un autre type de gameplay à même de vous faire connaître des sensations différentes ? Alors peut-être devriez-vous prendre la peine de jeter un coup d'œil attentif à Insurgency, un mod gratuit qui, dans la lignée de Red Orchestra, s'aventure sur l'exigeant terrain de la simulation et du réalisme. Et force est de constater que le bougre dispose d'une qualité de faire-valoir face à ses homologues payants.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il paraît essentiel de commencer par quelques formalités d'usage pour savoir de quoi il est question avec Insurgency. Il s'agit d'un mod dont le téléchargement est gratuit à la seule condition de déjà posséder un jeu exploitant le moteur graphique Valve Source. Parmi les titres remplissant ce critère, on peut citer Half Life 2, Counter Strike Source, Day of Defeat Source, Portal, Left 4 Dead... Exempt de toute forme de mode solo, Insurgency se joue exclusivement en ligne en compagnie de joueurs humains. L'action prend place durant plusieurs conflits armés au Proche Orient (Irak, Afghanistan...) et oppose deux équipes : d'un côté les GI's américains et de l'autre un groupe d'Insurgés. Si l'on peut déjà préciser que, contrairement à un America's Army ou Full Spectrum Warrior, le jeu n'a pas pour vocation de verser dans de la propagande ou du patriotisme pompeux, il est évident que le choix d'un tel contexte pourra soulever certaines réactions à l'image de la brûlante polémique générée par le jeu Six Days in Fallujah. Nous tâcherons donc ici de faire abstraction de ces considérations pour se focaliser sur ce qui nous intéresse, à savoir le potentiel ludique du soft.

La première des choses à faire après le lancement d'une partie est de choisir son camp puis sa classe de personnages, choix ayant évidemment pour effet de déterminer l'équipement avec lequel vous partirez au combat. Si les armes disponibles sont propres au camp dans lequel vous vous trouvez (Fusil M16 pour les soldats US, AK47 pour les insurgés, etc...), chaque classe d'une équipe dispose d'un équivalent dans le camp opposé. On y retrouve les classiques fusiliers, grenadiers, snipers, mitrailleurs de soutien... Notez que quelle que soit votre classe ou équipe, il reste possible de ramasser n'importe quelle arme laissée au sol par un allié ou un ennemi mort. Enfin, le nombre de joueurs de même classe est plafonné à un certain nombre, une limite parfois frustrante lorsque l'on ne peut pas jouer celle que l'on souhaite mais qui a le mérite de forcer la composition d'une équipe équilibrée. L'efficacité de chaque arme dépendant beaucoup des situations, les joueurs se doivent d'adopter un style de jeu différent en fonction de l'équipement dont ils disposent. Alors que les fusiliers sont appelés à agir en première ligne, il sera bien plus profitable aux snipers et mitrailleurs de soutien de rester en retrait pour couvrir la progression de leurs collègues.

Mais dans Insurgency, la maîtrise de votre arsenal n'est pas une mince affaire compte tenu de l'orientation résolument réaliste du soft. Les amateurs des FPS traditionnels verront leurs repères grandement chamboulés en premier lieu par l'absence pure et simple de viseur. Très déroutant. Et ne croyez pas qu'il suffit de placer approximativement l'ennemi au centre de l'écran pour espérer le toucher, car l'orientation du canon de votre arme se déplace plus rapidement que votre champ de vison. Dans de telles circonstances, abattre un ennemi à la volée sur une distance au-delà de 30 mètres tiendrait presque du miracle. Seule solution pour viser correctement : recourir au système de visée «Iron Sight» lors duquel votre personnage vient placer le viseur de son arme devant son regard, vous permettant d'aligner votre cible plus précisément au prix d'une vitesse de déplacement et d'un champ de vision nettement restreint.

Afin d'éviter de s'offrir comme une cible trop facile aux yeux aiguisés de vos opposants, il apparaît rapidement essentiel d'apprendre à se déplacer où il faut et quand il faut. Les premières parties le feront vite comprendre aux débutants, foncer à découvert au mépris de toute prudence n'aura guère pour effet que de vous faire encaisser un pruneau gentiment envoyé par un adversaire qui, lui, aura pris bien soin de se dissimuler derrière un rebord de fenêtre ou un angle de mur. Qui plus est, contrairement à beaucoup d'autres jeux du genre, le HUD se montre volontairement très avare en informations sur votre état et n'offre aucun moyen de connaître la provenance des tirs reçus, ni le nombre de balles restantes dans votre chargeur. Mourir à plusieurs reprises sans comprendre ce qui a pu arriver pourra donc se montrer particulièrement frustrant pour les joueurs les moins patients. Réalisme oblige, il vous est tout bonnement impossible de vous soigner. Aucune trousse de soins ou injection d'adrénaline ne sera présente pour vous refaire une santé en plein combat. Ceci se révélerait d'ailleurs parfaitement inutile puisque d'une manière générale le moindre tir encaissé pourra potentiellement vous être fatal. Progresser lentement, prudemment et méthodiquement reste la meilleure des solutions afin d'éviter de passer le plus clair de son temps à attendre la prochaine vague de respawn. Pour minimiser votre exposition au feu ennemi, la maîtrise de tout les mouvements classiques d'un FPS à orientation réaliste est de rigueur : se pencher sur les côtés, se jeter à plat ventre, ramper... Le rythme général se veut donc lent et exigeant pour un jeu qui ne s'adresse résolument pas au grand public en quête de fun immédiat. Mais pour peu que l'on ait le courage d'insister et de mettre de côté les habitudes prises sur les FPS traditionnels, le gameplay parfaitement huilé d'Insurgency permet de profiter d'une expérience au final réellement gratifiante.

Si l'expérience est déjà jouissive comme ça, le tout passe clairement à la vitesse supérieure lorsqu'on se donne la peine d'agir en équipe et d'échafauder diverses manœuvres de coopération. Se déplacer rapidement de couverture en couverture pendant qu'un allié positionné en retrait arrose avec un tir de barrage les fenêtres d'un bâtiment d'où un sniper ennemi pourrait surgir est une des nombreuses stratégies qui se révèlent particulièrement grisantes à mettre en pratique. La communication entre membres d'une même équipe est ainsi essentielle et il est très plaisant de constater que d'une manière générale les joueurs communiquent beaucoup plus que sur la plupart des autres FPS en ligne. Si l'on n'échappe évidemment pas à certaines personnes s'obstinant à s'adonner à des excursions en solitaire, les joueurs s'appliquent souvent à révéler la position d'un tireur isolé ou l'endroit de leur précédente mort dans le but de prévenir leurs collègues du danger. Insurgency offre d'ailleurs quelques features destinées à soutenir le jeu en coopération et les agissements coordonnés. Chaque équipe se subdivise en deux groupes distincts (Alpha et Bravo), dans lesquels un joueur a la possibilité de devenir leader. Ce statut particulier permet notamment de placer des points de repère sur n'importe quel endroit de la map et ainsi demander à votre équipe de s'intéresser à un endroit précis. Il est également possible de faire appel à des renforts d'urgence permettant d'obtenir un certain nombre de respawns supplémentaires en cas de pénurie. De tous ces efforts faits pour favoriser le travail d'équipe ressort un sentiment d'immersion très convaincant dans l'enfer des guérillas urbaines, soutenu par une ambiance sonore percutante et travaillée. Les coups de feu claquent avec justesse et les sifflements des balles qui vous frôlent savent vous rappeler votre extrême vulnérabilité.

Cette immersion, on la devra également à une réalisation de très bonne facture au regard de l'origine et de la gratuité du titre. Fait courant dans les mods, la reprise d'un moteur graphique tend à proposer une esthétique un peu vieillotte et manquant d'une certaine personnalité. Mais dans ce domaine encore, Insurgency parvient à surprendre. Si d'un strict point de vue technique le moteur graphique vieillissant offre un rendu en dessous des productions actuelles avec des textures manquant de finesse et des animations assez grossières, on ne peut qu'être surpris par la refonte totale de très nombreux éléments visuels. Habillage des personnages, design des armes, textures, sons, le travail fourni à ce niveau donnerait presque l'impression d'avoir sous les yeux un jeu original à part entière !

Côté modes de jeu, Insurgency en propose quatre (Battle, Push, FireFight, Strike). Derrière ces noms abscons se cache globalement un seul et même principe : la capture et la défense de points de contrôle, zones clés que vous devrez assaillir, investir et préserver le plus possible de toute présence ennemie. Le choix du mode a ici pour principale conséquence de déterminer les conditions de victoires (capturer la totalité des points, épuiser les renforts adverses, résister durant une certaine limite de temps...) Ces modes de jeu se développent dans des maps au nombre très satisfaisant et aux architectures variées (zones urbaines, environnements plus ouverts...) le tout servant à merveille le gameplay si particulier d'Insurgency. Chacune regorge de cachettes, de fenêtres, de murets, de carcasses de véhicules, autant d'éléments exploitables comme couverture. On regrettera tout de même qu'une minorité de cartes souffrent de quelques déséquilibres, avantageant légèrement l'un ou l'autre des deux camps.

Les connaisseurs l'auront déjà remarqué, Insurgency se montre très proche de Red Orchestra dans ces mécanismes. La ressemblance n'est d'ailleurs pas une simple coïncidence quand on sait que certains développeurs du titre de TripWire ont participé à la conception d'Insurgency. Un fait qui se ressent sur la qualité du soft car très peu de mods parviennent à dégager un caractère aussi professionnel et abouti. Toutefois, si on cherche à comparer les deux jeux entre eux, Insurgency arrive à se montrer un peu plus accessible que son homologue grâce à une gestion de l'endurance, du recul et de la balistique moins exigeante ainsi que la possibilité d'afficher en permanence la position et la situation des points de contrôle évoqués plus haut. Un détail qui permet aussi aux nouveaux venus d'éviter de tergiverser trop longtemps sans savoir que faire et où aller. Bref, si vous aimez le genre, Insurgency s'impose clairement comme un mod à découvrir de toute... urgence.

Testé par jeuxvideo.com

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Dernière mise à jour : il y a 11 mois
Catégorie : Jeux PC
Taille : 2.02 GB

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