Far Cry 3-RELOADED

Far Cry 3
  • Far Cry 3
  • 29 novembre 2012
  • Ubisoft
  • Ubisoft Montreal
  • FPS
  • 2-4 en coop, 2-14 joueurs en ligne
  • Processeur Intel Core 2 Duo E6700 2.66 GHz ou AMD Athlon 64 X2 6000+ 3 GHz, 4 Go de RAM Carte graphique 512 Mo DirectX 9
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Description

Far Cry 3 sur PC est un jeu de tir à la première personne vous permettant d'évoluer au coeur d'un monde ouvert, en l'occurrence une île du pacifique contrôlée par des pirates. Vous incarnez Jason Brody et devez utiliser votre environnement pour développer vos compétences et votre armement afin de libérer vos amis. Le titre offre également un mode coopératif pour 4 dans des missions distinctes et un multijoueur compétitif.

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Attendez, attendez ! Far Cry 3 vous dites ? Mouarf ! On les voit venir les petits gars d'Ubisoft ! Ils vont nous remplacer la malaria par une diarrhée chronique, nous filer des pétoires rouillées qui s'enrayent au moindre tir et multiplier les checkpoints avec des gardes vampires qui ressuscitent à chacun de nos passages ! Ouais, ben ça aurait pu être drôle, mais en fait non, Far Cry 3 est juste un foutu bon jeu.

Allez, on oublie direct l'épisode Far Cry 2 pour se pencher sur ce nouvel opus. Du coup, dans les lignes qui suivent, on va dire beaucoup de jolies choses, employer des tas de superlatifs, faire preuve d'un enthousiasme débordant, mais d'abord, on va se faire un peu mal en parlant de choses qui fâchent. Car voyez-vous, Far Cry 3, eh bien on n'a pas forcément pu y jouer dans de bonnes conditions dans les premiers temps, la faute à de gros soucis de stabilité et des plantages systématiques au-delà de 15 minutes de jeu. Le problème semblait venir d'une incompatibilité avec DirectX 11, aussi, si l'on ne doute pas qu'Ubi corrigera rapidement le tout via un patch, peut-être devriez-vous désactiver le machin dans les options en cas de plantages récurrents. L'autre sujet de grief, bien moins gênant toutefois, c'est que si vous n'en possédez pas encore, vous serez obligé de créer un compte Uplay pour profiter de toutes les fonctionnalités online. Oui, c'est sûr, Uplay permet de stocker ses sauvegardes dans le cloud et de vous offrir des wallpapers et des petites surprises in-game lorsque vous accomplissez des hauts faits en cours de partie, mais cela fait tout de même un compte et un lanceur de plus à ajouter entre Steam, Origin, GoG et on en passe. Que les soloteurs se rassurent toutefois, il est tout à fait possible de jouer hors ligne, ce qui limite considérablement la casse.

Ces petits détails plus ou moins gênants étant maintenant derrière nous, concentrons-nous sur le titre en lui-même. Far Cry 3 nous place dans la peau satinée de Jason Brody, un stéréotype de gentil californien tout propre sur lui. Jeune, con, insouciant, friqué, le bougre part avec ses deux frères, un pote et leurs nanas dans un trip à forte teneur en sensations fortes assaisonné de soirées alcoolisées, de rodéos de chihuahuas, de jet-ski et d'un gentil saut en parachute. Hélas, cette dernière activité, mal préparée, les fait échouer sur les îles Rook, aux mains de pirates sanguinaires avides de petits touristes à capturer et à rançonner. Parvenant à s'échapper de justesse après quelques péripéties bien classes que nous vous laissons le soin de découvrir, Jason est recueilli par les indigènes locaux, qui voient en lui un guerrier en devenir, un homme qui pourra enfin libérer la région du joug des pirates et de leur principal leader, Vaas Montenegro. Jason, qui dans un premier temps, ne cherche qu'à venir en aide à sa famille et à ses amis toujours prisonniers va finalement se sentir investi d'une mission et va peu à peu libérer son instinct de prédateur, quitte à flirter avec la folie.

Et on tombe là sur la première force de Far Cry 3. Car ce jeu bac à sable, ce défouloir bourrin qui assume sans rougir son côté résolument arcade (on y reviendra) s'avère en fait bien plus vicieux et bien plus intelligent qu'il n'y paraît. Son histoire, apparemment bateau et portée par les chouettes missions d'une quête principale qu'on pourra terminer en une vingtaine d'heures, ne vous dévoilera son côté torturé qu'assez tardivement. Le tout est en outre soutenu par une galerie de personnages franchement réussie. En tête de liste, on retrouve d'ailleurs Vaas, complètement taré et doté d'un des meilleurs doublages français qu'il nous ait été donné d'entendre. Le pirate constitue à lui seul une attraction de choix, mais le doc shooté ou la mystérieuse demoiselle dont vous avez peut-être déjà admiré la poitrine fuselée dans les trailers contribuent eux aussi à donner une vraie profondeur à la narration. Même Jason, avec ses répliques de touriste, vous surprendra plus tard par sa rage et sa noirceur. Pour un jeu open world de ce type, Ubisoft frappe très fort, et on les embrasse à pleine bouche pour ça.

Mais l'heure est maintenant venue de partir explorer la vaste zone concoctée par le studio québécois. Les îles Rook regorgent en effet de trucs à faire, de quêtes secondaires, de missions annexes (scénarisées ou non), de livraisons en temps limité, d'assassinats facultatifs, de reliques à trouver, de défis avec leaderboards qui vous hurlent que vous êtes bel et bien dans un jeu vidéo de barbare. Car il faut être honnête, tout ce qui faisait que la licence Far Cry tendait vers le réalisme semble être passé à la trappe... Mais entendons-nous bien, ce n'est pas forcément un mal, d'autant que les joueurs hardcore peuvent tout à fait se refuser à utiliser les déplacements rapides d'une planque à une autre par exemple. Far Cry 3 est un jeu qui s'adapte à tous les trips. Quoi qu'il en soit, sachez que le soft déploie enfin des méchants avec une IA crédible, qui ne vous dégomment plus à travers trois kilomètres de végétation. Les bonshommes réagissent logiquement quand vous étripez un collègue sous leur nez ou lorsqu'ils découvrent un cadavre. Ils s'excitent également quand vous tirez un coup de feu à proximité, foncent vers le bouton d'alarme de leur camp (qu'on devra alors chercher à désactiver au préalable), rappliquent lors d'une échauffourée contre une patrouille, s'enfuient face aux incendies qui se propagent exactement comme dans FC2, etc. Et quand on ajoute à cela un système de couverture vous permettant de vous planquer dans la nature pour étriper discrètement tout le monde à coups de machette, on se dit qu'il y a déjà un gros potentiel pour se marrer.

Bon alors, c'est vrai que ledit système de couverture semble parfois abusé quand vous vous retrouvez planqué dans un buisson rabougri et que trois péquenauds ne parviennent pas à vous dénicher, mais dans l'ensemble, le truc fonctionne diablement bien. On note par ailleurs qu'il est franchement faisable de partir attaquer un avant-poste ennemi en mode brutasse, en frontal, de jour et avec une paire de grenades (il suffit de mater l'un des extraits enregistrés par votre humble serviteur pour s'en convaincre) et de s'en sortir sans trop de bobos. Reste que rien ne vous empêche d'y aller en sournois et de prendre votre pied en le faisant. Là encore, c'est à la carte car le jeu se prête à toutes les envies. Même combat pour l'appareil photo qui permet de marquer les ennemis et de suivre leurs rondes à travers les murs, que rien ne vous force à l'utiliser. Bon, jusqu'à présent, on ne vous a parlé que des adversaires humains, mais comme tout bon Far Cry, l'univers est également peuplé de bestioles plus assoiffées de sang que le plus malade des serial killers. On passera donc d'inoffensives chèvres et cochons à de monstrueuses machines à tuer comme des buffles, des dragons de Komodo, des chiens errants, des tigres, des ours, des requins et pas mal d'autres. Alors oui, on se demande un peu ce que ça fout sur une île du Pacifique, mais ces animaux servent si bien le gameplay qu'on cesse très vite de se poser des questions sur l'éventuelle crédibilité de telles rencontres.

Effectivement, imaginez-vous en train de crapahuter dans l'obscurité depuis 5 minutes pour égorger un garde et vous faire sauvagement agresser par un dindon au moment fatidique (bon, il ne s'agit pas exactement d'un dindon, mais vous voyez l'idée)... Résultat, l'alerte est donnée, puis on se fait cramer la couenne par un cocktail molotov et on passe finalement un très bon moment, en se jurant bien de monter le son pour entendre l'approche des bestioles la prochaine fois. Rien n'étant scripté lorsqu'on explore librement l'île, il se peut tout aussi bien que vous tombiez sur des pirates en train de se faire écharper par la faune «locale» (les animaux étant généralement bien plus dangereux que 10 mecs équipés de kalachnikovs), ce qui vous facilitera grandement la tâche. Bref, tous ces éléments, même un peu abusés, se retrouvent réunis pour que chaque partie ou chaque attaque d'avant-poste ne se goupille pas comme la précédente. Mine de rien, c'est tout simplement là qu'on voit que Far Cry 3 est un incroyable bac à sable pour adultes.

Dommage dans ces conditions que la progression au sein des îles Rook suive pour sa part une structure bien plus calibrée. Bon, vous nous direz (ou pas) qu'il faut bien canaliser les efforts des joueurs à un moment ou à un autre, mais on a le droit de chipoter. Bref, dans les faits, Far Cry 3 emprunte quelques-unes de ses mécaniques à Assassin's Creed, et pas forcément les meilleures. Ainsi, chaque région de l'île accueille obligatoirement une tour radio et un avant-poste pirate. L'idée sera donc toujours de nettoyer ledit camp pour que la région passe sous contrôle rebelle et que vous puissiez y évoluer plus tranquillement sans vous faire dégommer par la suite. De leur côté, les tours radios ne sont généralement pas défendues mais demandent d'être gravies lors d'une sous-séquence d'un Mirror's Edge du pauvre. Une fois en haut, vous désactiverez le brouilleur pirate et pourrez ainsi mettre à jour votre carte avec tous les points d'intérêt du coin. Mouais, ok.

Dans un autre registre, Far Cry 3 déploie aussi un système d’artisanat bien basique. Il vous sera effectivement nécessaire de trucider la faune locale puis de la dépecer pour vous fabriquer un plus gros holster et porter plus d'armes, de munitions ou de matos. Si l'idée est sympa, bien qu'encore une fois douteuse en termes de pur réalisme (mais on s'en tape), le craft suit en fait une progression ultra linéaire, mais au moins, on trouvera là une sympathique justification au massacre animalier. Même système pour les seringues de santé ou les boosts de combats qu'on produira en récoltant des plantes signalées en gros sur votre minimap. Plus réussi est le développement de votre personnage, car oui, vous lisez bien, chaque frag ou mission vous permettra de remporter de l'expérience et d'obtenir des points de compétence que vous pourrez investir dans trois arbres de progression matérialisés en jeu par un beau tatouage de guerrier. On pourra ainsi apprendre les éliminations furtives, réduire les dégâts dus au feu, booster sa barre de vie, nager plus vite, se déplacer silencieusement ou faire les poches d'un garde pendant qu'on l'étripe à coups de machette... Et le fait est que voir son personnage gagner en puissance alors qu'il s'avance de plus en plus sur le chemin du guerrier s'avère tout à fait grisant.

Bref, vous l'avez compris, Far Cry 3 est un régal à traverser en solo, mais il ne s'en tient pas là ! En effet, le titre propose également un très bon mode coopératif pour 4 bourrins. A cette occasion, Far Cry 3 dit toutefois au revoir à son monde ouvert pour le remplacer par une campagne alternative et linéaire lors de laquelle on suivra les pérégrinations de nouveaux persos sur la trace d'un pirate. On y alternera de grosses fusillades dans des zones quand même un peu ouvertes et des séquences de pur « What the f** » où l'on se livrera à une course de quads ou à une compétition de snipe contre ses petits camarades. Là encore, le jeu assume son côté défouloir et se montre tout à fait convaincant. On profitera également de modes compétitifs assez sympatoches reposant sur un système de classes de combattants que nous ne pouvons pas décrire ici par manque de place (nos aperçus vous permettront de vous en faire une idée). Alors certes, on n'est pas dans du Battlefield, mais l'ensemble reste extrêmement bien ficelé et permettra de prolonger le plaisir pendant encore quelques heures. Enfin, pour terminer notre survol de ce titre gargantuesque, sachez que l'éditeur de niveaux fait son grand retour et offrira aux plus patients des créateurs d'excellentes opportunités de s'exprimer et de faire vivre le jeu.

Testé par jeuxvideo.com

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Dernière mise à jour : il y a 2 semaines
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