Civilization : Beyond Earth-RELOADED

Civilization : Beyond Earth

Description

Civilization : Beyond Earth est un jeu de gestion et de stratégie sur PC. Alors que la Terre devient inhabitable, l'humanité décide de partir coloniser de nouvelles planètes sur lesquelles chacun tente d'imposer sa civilisation naissante par la force, la diplomatie ou l'économie. Affranchi du contexte historique de la franchise Civilization, cet épisode s'enrichit d'un contexte inédit et d'une progression non linéaire et imposée de la technologie.

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Quiconque a déjà tâté d'un seul épisode de Civilization aura sans doute fait les frais de la petite pensée « allez, juste un tour de plus », qui a pour fâcheuse conséquence d'impliquer la phrase « ah ouais, quand même, il est déjà 3 heures ». Quand bien même la version de base de Civilization V avait été décriée à sa sortie en raison de l'absence de fonctionnalités cruciales, les extensions ont plutôt bien rectifié le problème, embarquant par la même occasion les stratèges en herbe dans la longue danse de la stratégie au tour par tour. Aujourd'hui Civilization : Beyond Earth entend faire évoluer son concept en portant son univers dans l'espace, à l'instar d'un certain Alpha Centauri. Est-ce à dire que le jeu n'est qu'un Civ' classique avec une skin galactique ? Cela reste à voir.

Comme son nom l'indique, Civilization : Beyond Earth nous emmène aux confins de l'espace, là où quelques rares Terriens, sélectionnés drastiquement en raison de leurs compétences ou de leur force, ont pour mission de trouver un nouvel Eden et d'y prospérer. Cette composante « spatiale » livre son lot d'ajustements et de nouvelles fonctionnalités qui, si elles ne dépayseront pas franchement les fans de la licence, apportent suffisamment de nouveautés pour éviter la redondance.

La première évolution que l'on note chez Civilization : Beyond Earth se manifeste dès la création de partie. S'il est toujours possible bien entendu de jouer avec des paramètres aléatoires, la partie personnalisée vous dévoilera ses multiples possibilités. En premier lieu, il vous appartient de choisir parmi les 8 sponsors proposés, équivalant à des continents fictifs, qui apportent chacun des bonus particuliers. C'est essentiellement par la suite que vous constaterez qu'il est possible de personnaliser très finement votre partie. Choisissez un certain type de colonisateur pour avoir un bonus de culture ou de nourriture, une catégorie de vaisseau spatial pour révéler les côtes de la carte ou obtenir gratuitement une unité... en somme, toutes les possibilités cumulées présentent de vrais avantages qui rendront vos débuts de partie bien différentes en fonction de vos choix préalables.

Les premiers pas dans Civilization : Beyond Earth ne dépayseront pas les vétérans de la série, et les débutants seront quant à eux guidés par un didacticiel très complet, agrémenté de l'exhaustivité de la légendaire Civilopédia. Votre première mission sera de sélectionner l'endroit où vous désirez déployer votre capitale parmi les quelques hexagones proposés, et de commencer à partir à l'aventure. Vos explorateurs pourront toujours dénicher de précieuses ressources dans des nacelles de marchandises, produisez des ouvriers pour aménager les hexagones adjacents à votre ville, développez des infrastructures afin d'augmenter votre santé (anciennement bien-être), votre production d’énergie (qui remplace l'or des anciens Civilization) ou de culture, bref, les mécanismes d'expansion propres à la saga restent globalement les mêmes que dans les volets précédents, c'est davantage dans leur approche et leur finalité que se trouve la nouveauté chez Beyond Earth.

En premier lieu, et c'est là le plus évident, la planète que vous venez de coloniser ne vous a pas attendu pour développer son propre écosystème, faune et flore étant autant de considérations à prendre en compte dans la manière de concevoir votre expansion. Votre nouvelle Terre promise est effectivement partiellement recouverte de miasmes, sortes de poches de gaz toxiques rendant vulnérable toute unité militaire ou civile y stationnant. Ainsi, laissez traîner trop longtemps un explorateur sur une case remplie de miasmes finira par avoir raison de lui. De plus, et surtout, la faune locale est foisonnante. Gigantesques insectes volants, sortes d'hydres verdâtres ou monstrueux vers des sables se côtoyaient dans la plus grande harmonie jusqu'à votre arrivée, surgissant de nids extraterrestres jalonnant ces terres inexplorées. Si les créatures sont pour la plupart pacifiques à votre arrivée, certaines d'entre elles n'hésiteront pas à terrasser certaines de vos unités si ces dernières ont le malheur d’empiéter un peu trop sur leur territoire. Mais ne soyez pas trop prompt à axer votre stratégie sur la confrontation puisqu'une attitude excessivement belliqueuse envers les créatures pourrait s'avérer préjudiciable et faire passer leur sentiment à votre égard d'un statut neutre à carrément hostile, certaines unités alien étant particulièrement puissantes. Rassurez-vous cependant, il est possible de contenir ces débordement, et même de retourner l'hostilité de votre environnement à votre avantage. C'est notamment là que les affinités entrent en ligne de compte.

Outre les traditionnelles victoires par domination (militaire) et de contact (économique / scientifique), trois victoires sont exclusives à ce système d'affinité dans Civilization. Vous pouvez choisir d'orienter votre politique vers l'Harmonie, qui officie dans une optique de symbiose avec votre nouvel environnement, la Suprématie, impliquant la domination de l'homme et de la robotique sur la nature et enfin la Pureté, politique au profit de laquelle l'homme tentera de ne pas ternir l'héritage culturel et physionomique humain. Chacune de ces affinités implique donc de jouer votre partie différemment si vous désirez obtenir l'une des victoires associées. La victoire d'Harmonie consistera à fusionner avec les êtres vivant sur votre nouvelle planète tandis que celle de Pureté supposera que vous bâtissiez la technologie permettant aux habitants de la Terre de venir habiter sur votre nouvelle colonie. En somme, le système d'affinité est particulièrement rafraîchissant en ce qu'il garantit une vraie rejouablilité à Civilization : Beyond Earth et impacte autant vos décisions morales que l'aspect de vos bâtiments et de vos unités. C'est sans doute ce système qui différencie radicalement Beyond Earth de ses prédécesseurs et qui fait de lui autre chose qu'un « Civilization dans l'espace ». Un excellent point pour Firaxis.

Bien évidemment, choisir une affinité ne se fait pas tout seul et passe notamment par le nouveau système de quêtes, preuve que Civilization entend bien s'inscrire dans son époque en reprenant à son compte ce que d'autres 4X ont déjà implanté. Ces quêtes seront assez variées et certaines seront associées à telle ou telle politique. Il vous appartiendra alors de les remplir ou non en fonction de votre stratégie à long terme. Certaines actions impliqueront d'ailleurs des « décisions de quêtes » plutôt intéressantes, introduisant une certaine dimension « roleplay » à Beyond Earth. Privilégier l'exploitation d'une technologie de manière à ne pas nuire à votre environnement se fera souvent au détriment d'un bonus de ressource, ainsi la profondeur du jeu s'en trouve grandie puisqu'il sera nécessaire de bien envisager en amont la manière dont vous souhaitez mener votre conquête.

Vos décisions vous permettront de cumuler des « points d'affinité », impliquant l’accès à des bonus passifs et permanents en accord avec votre orientation morale. Privilégiez les décisions en phase avec l'Harmonie et vos unités finiront par être insensibles aux miasmes. Préférez la voie de la Suprématie et votre armée sera plus résistante contre la population alien. A terme, accéder au niveau maximal d'une affinité vous permet de débloquer la merveille autorisant la victoire. Pour finir, les différentes branches conditionneront la manière dont vous pourrez optimiser vos unités militaires alors qu'il fallait en débloquer de nouvelles dans les anciens volets de Civilization. Ces améliorations s'appliquent en outre à toutes vos unités instantanément. Bref, on sent là encore l'évolution du terreau de base pour mieux le faire correspondre à sa thématique SF, et force est de reconnaître que l'ensemble fonctionne très bien, apportant une vraie plus-value à l'ensemble du jeu de Firaxis.

Les quêtes ne sont pas le seul moyen de progresser dans vos affinités, c'est également par la recherche technologique que passera cette évolution. C'est là l'un des autres changements majeurs de Civilization : Beyond Earth. Alors que nous étions coutumiers de l'arbre à la progression quelque peu linéaire, cet épisode rompt avec la tradition et propose une toile de recherche proprement tentaculaire, répondant avec plus de pertinence au propos futuriste de Beyond Earth. Vous entamez votre progression au centre de l'arbre, synonyme de technologies basiques et essentielles : chimie, exploration, navigation, pour ensuite choisir à votre gré les technologies que vous souhaitez débloquer. La toile est répartie en différents domaines principaux, comprenant chacun des sous-ensembles, plus spécialisés. Ainsi, si les éléments centraux seront indispensables à votre expansion, vous pourrez par la suite immédiatement aller chercher la merveille à laquelle vous désirez accéder avant tout, sans autre contrainte que le temps de recherche. Outre la perception immédiate de votre évolution technologique à long terme, certaines recherches vous attribueront, en plus des traditionnelles améliorations, des points d'affinité dans le domaine que vous aurez choisi.

Au début particulièrement indigeste, cette toile technologique n'en reste pas moins tout à fait à propos car parfaitement intégrée à l'univers de Beyond Earth, et les possibilités qu'elle propose sont riches et intéressantes. Néanmoins, et en dépit d'un système de filtre vous permettant de mettre en surbrillance les recherches associées aux ressources que vous désirez développer ou aux affinités auxquelles vous souhaitez adhérer, l'ensemble est au cours des premières parties assez illisible et avare en informations. Si les joueurs de Civilization les plus endurcis auront besoin de plusieurs parties avant de s'adapter à cette nouvelle manière d'appréhender cette toile, les nouveaux venus seront quant à eux sans doute perdus au cours de leurs premières parties, et se confronteront à la cruelle loi de l'apprentissage par l'échec, avant de finir par maîtriser les aboutissants de cette toile aux multiples ramifications. En somme, c'est essentiellement dans les affinités et la refonte de son arbre de recherche que Beyond Earth se démarque de ses aînés, les autres nouveautés étant surtout des refontes des fonctionnalités bien connues des joueurs.

La culture a toujours eu son importance dans Civilization, et cet épisode ne déroge pas à la règle. A mesure que vous engrangerez des points de culture, par l’intermédiaire de vos bâtiments par exemple, vous accéderez à un écran de Vertus, sorte de version modernisée des Doctrines sociales. Dans Beyond Earth, vous aurez instantanément l’accès à 4 branches spécialisées dans la production, le génie militaire, la culture ou la science. Plus vous progresserez dans une spécialité, plus les effets bénéfiques associés seront élevés, même si cela doit se faire au détriment d'une autre spécialité tout aussi alléchante. De plus, tous les 4 points dépensés dans une branche spécifique vous octroiera un bonus de synergie : plus de nourriture, augmentation de la culture, etc. L'équilibre entre chaque Vertu est suffisamment bien pensé pour que, sur le long terme et avec assez de culture, vous puissiez piocher dans chaque arbre pour affiner vos bonus stratégiques.

La diplomatie a également bénéficié d'un léger coup de plumeau : il n'est effectivement plus nécessaire d'aller à la rencontre des autres entités pour pouvoir interagir avec elles. Les technologies du futur aidant, vous pourrez entamer les pourparlers avec tel ou tel représentant dès son atterrissage sur la carte, pourparlers qui seront bien sûr conditionnés par les ambitions de chacun. Si vous avez opté pour préserver au maximum les espèces indigènes et que la civilisation voisine est davantage axée sur l'extermination, vous imaginerez volontiers que le conflit d'intérêt n'est pas loin. Néanmoins, si vos relations sont encore au beau fixe, vous pouvez échanger des « faveurs » contre des ressources. Si, par exemple, vous trouvez un accord pour fournir de l'énergie à un adversaire en l'échange d'une faveur, vous pourrez faire valoir cette dernière si votre prochaine négociation était refusée, histoire de faire peser vos services rendus dans la balance.

Au menu des autres fourberies se trouve l'espionnage qui célèbre son grand retour, autorisant la collecte d'informations, le sabotage, la fomentation d'un coup d'état et autres siphonnages de ressources plus que bienvenus en période de disette, si votre agent est assez expérimenté. L'espionnage s'avère plutôt agréable, voire indispensable à exploiter, puisqu’à mesure que vos espions réussissent certaines missions, leur expérience grandit les rendant aptes à mener des opérations particulièrement néfastes pour vos adversaires, impactant autant vos possibilité de victoire que la rapidité de l'échec de vos opposants. De plus, si les premières opérations restent assez classiques, certaines d'entre elles sont carrément jouissives car associées directement à votre affinité dominante. Un spécialiste en Harmonie pourra par exemple, si son niveau lui permet, d'envoyer un Ver des Sables ravager les cités adverses. Plutôt jouissif, vous en conviendrez, et toujours en adéquation avec votre politique de jeu.

Nous saluerons également le retour des routes commerciales, grandes absentes de l'édition originale de Civilization V, permettant l'acheminement et l'échange de ressources d'une ville à une autre, ayant du poids sur votre prospérité et sur les relations diplomatiques que vous entretenez avec les civilisations voisines. En somme, il semblerait que Firaxis ait appris de ses erreurs en introduisant immédiatement et sans DLC des possibilités stratégiques emblématiques de la série tout en prenant le pari risqué de transposer son univers dans l'espace et donc faire fi de l'aspect historique cher à de nombreux fans de la saga Civilization. Que ce soit dans les nouveautés pures ou dans le portage d'un gameplay rodé dans un univers de science-fiction, on sent que le travail de cohésion et de respect du prestige induit par le nom même de Civilization a été énorme, et rien que pour cela, on tire notre chapeau.

A ce titre nous pourrons saluer l'introduction de la couche orbitale, qui s'inscrit encore dans la dimension futuriste de Beyond Earth. Effectivement, votre capacité d'expansion se déroulera autant sur le plancher des vaches que sur la... couche orbitale justement, qui vous permet d'envoyer des satellites dans la stratosphère, et ce à plusieurs desseins. Si les modules spatiaux sont des unités comme les autres, constructibles de la même manière que n'importe quel bâtiment, ils sont provisoires et sortiront de leur orbite passé un certain nombre de tours. Certains d'entre eux vous permettront de ponctionner de l'énergie sur une quantité définie d'hexagones tandis que d'autres auront pour vocation de repousser des miasmes un peu trop envahissants. Mais ce n'est pas tout puisque des satellites militaires peuvent être construits afin de bombarder depuis l'espace vos adversaires. Il faudra bien surveiller les deux plans de jeu et prévoir, en fonction de vos ambitions, autant d'unités capables de faire des ravages en orbite que des infrastructures capables de démanteler celles de vos opposants, certains étant assez prompts à favoriser la puissance en orbite. Cette fonctionnalité n'est pas la plus déterminante, mais ajoute une nouvelle dimension à la stratégie estampillée Civilization.

Néanmoins, quelques défauts tenaces viennent sensiblement ternir le plaisir pris à enchaîner encore et encore les tours dans Beyond Earth. En premier lieu, esthétiquement, Beyond Earth est assez fade. Si l'univers est très cohérent, il n'y a jamais d'émerveillement et le dépaysement peine à se faire sentir d'autant que la direction artistique de la faune, de la flore et des nouvelles ressources reste assez peu inspirée. De plus, il faut garder à l'esprit qu'en dépit de ses nouveautés particulièrement bien pensées, Civilization : Beyond Earth conserve globalement les mêmes mécaniques que ses aînés en restant plus proche d'un Alpha Centauri, en portant de très nombreux éléments déjà connus à l'univers extraterrestre. En somme, si vous recherchez un bouleversement de la série, passez votre chemin. Pour le reste, Firaxis signe là un excellent 4X spatial qu'il serait bien dommage de bouder.

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il y a 4 mois
Catégorie Jeux PC
Taille 2.68 GB

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